En Tunisie, l'état d'urgence prolongé de deux mois

Il a été proclamé dans le pays le 4 juillet, soit huit jours après l'attentat perpétré sur une plage de Sousse.

La police touristique à Sousse (Tunisie), le 3 juillet 2015.
La police touristique à Sousse (Tunisie), le 3 juillet 2015. (FETHI BELAID / AFP)

Deux mois supplémentaires. La présidence tunisienne prolonge, vendredi 31 juillet, l'état d'urgence proclamé le 4 juillet dans le pays, huit jours après l'attentat de Sousse, qui a fait 39 morts. La Tunisie l'avait déclaré pour 30 jours, en raison de la persistance de menaces d'attentats jihadistes. Ce nouvel état d'urgence entrera en vigueur le 3 août.

L'état d'urgence accorde des pouvoirs d'exception aux forces de l'ordre. Il permet notamment aux autorités d'interdire les grèves et les réunions "de nature à provoquer ou entretenir le désordre", de fermer provisoirement "salles de spectacle et débits de boissons", ainsi que de "prendre toutes mesures pour assurer le contrôle de la presse et des publications de toute nature".

"Situation exceptionnelle"

Huit jours après l'attaque jihadiste la plus sanglante de l'histoire de la Tunisie, le président, Béji Caïd Essebsi, avait proclamé l'état d'urgence en raison de "la situation exceptionnelle que traverse le pays après le dernier attentat terroriste et la persistance de menaces qui font que le pays est en guerre d'un genre spécial".

Trente-huit touristes, dont 30 Britanniques, ont été tués le 26 juin lorsqu'un étudiant tunisien armé d'une kalachnikov a ouvert le feu dans un hôtel de Port El-Kantaoui. L'attentat a été revendiqué par le groupe Etat islamique, tout comme celui qui avait visé des touristes au musée du Bardo, à Tunis, le 18 mars.