La France est intervenue au Tchad en janvier au même titre qu'au Mali en 2013

Jean-Yves Le Drian a expliqué devant l'Assemblée nationale que des frappes de Mirage 2000 ont visé des colonnes de pick-up de l'Union des forces de la résistance se dirigeant vers la capitale N'Djamena.

Jean-Yves Le Drian quitte le palais de l\'Elysée, le 13 février 2019. 
Jean-Yves Le Drian quitte le palais de l'Elysée, le 13 février 2019.  (MUSTAFA YALCIN / ANADOLU AGENCY / AFP)

Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a révélé, mercredi 13 février, que l'armée française était intervenue contre une colonne de rebelles au Tchad au même titre qu'elle l'avait fait au Mali en 2013 contre les jihadistes. "Il s'agissait d'une colonne d'une cinquantaine de pick-up venus de Libye pour prendre le pouvoir à N'Djamena par la force", a précisé le ministre devant la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale, après avoir déjà évoqué la veille une tentative de "coup d'Etat" au Tchad.

Des combattants rebelles de l'Union des forces de la résistance (UFR) sont entrés fin janvier au Tchad depuis la Libye, où ils étaient basés. A la demande de N'Djamena, la France a procédé à trois reprises à des frappes de Mirage 2000 contre leur colonne. "L'opération de déstabilisation du Tchad était engagée et nous avons répondu à la demande du président Idriss Déby et empêché cette cinquantaine de pick-up du groupe armé UFR de pénétrer jusqu'à N'Djamena", a-t-il insisté.

Jean-Yves Le Drian a fait le parallèle avec l'intervention française au Mali en janvier 2013, quand une colonne de groupes jihadistes du Nord se dirigeait vers la capitale, Bamako. "C'est la même démarche (...) faite par le président Traoré en janvier 2013", a relevé Jean-Yves Le Drian qui était alors ministre de la Défense de François Hollande. Interrogé sur le bilan de l'opération, il s'est refusé à tout commentaire, précisant seulement qu'il n'y avait "pas eu de victimes civiles".