Mort du président tchadien : les rebelles rejettent "catégoriquement" le conseil militaire de transition

Ils ont par ailleurs promis de marcher sur la capitale N'Djamena. "Nous laissons 15 à 28h pour que les fils de Déby enterrent leur père comme le veut la tradition", a assuré le porte-parole du Front pour l'alternance et la concorde au Tchad.

Le président tchadien Idriss Déby Itno, lors d\'un meeting en vue de sa réélection, le 9 avril 2021 à N\'djamena.
Le président tchadien Idriss Déby Itno, lors d'un meeting en vue de sa réélection, le 9 avril 2021 à N'djamena. (MARCO LONGARI / AFP)
Ce qu'il faut savoir

Les rebelles, qui mènent depuis neuf jours une offensive contre le régime tchadien, ont rejeté "catégoriquement" le conseil militaire de transition mené par le fils du défunt président Idriss Déby"Le Tchad n'est pas une monarchie. Il ne doit pas y avoir une dévolution de père en fils", a affirmé mardi 20 avril le porte-parole du Front pour l'alternance et la concorde au Tchad (FACT). Les rebelles promettent de marcher sur la capitale N'Djamena : "Nous laissons 15 à 28h pour que les fils de Déby enterrent leur père comme le veut la tradition." Ce direct est désormais terminé.

Idriss Déby mortellement blessé dans des combats. Au pouvoir depuis 31 ans, le président tchadien est mort mardi à l'âge de 68 ans des suites de blessures reçues alors qu'il commandait son armée dans des combats contre des rebelles dans le nord du pays durant le week-end. "Le président de la République, Idriss Déby Itno, vient de connaître son dernier souffle en défendant l'intégrité territoriale sur le champ de bataille", a précisé le porte-parole de l'armée, le général Azem Bermandoa Agouna, dans un communiqué lu mardi à l'antenne de TV Tchad.

 Il avait été réélu lundi. Idriss Déby, qui dirigeait le Tchad d'une main de fer depuis son coup d'Etat en 1990, avait été réélu lundi pour un sixième mandat après avoir obtenu 79,32 % des suffrages exprimés lors du scrutin présidentiel qui s'est tenu dimanche. Sa réélection avait été largement anticipée par les Tchadiens, qui ont voté sans enthousiasme. Idris Déby était opposé à six candidats sans poids politique.

Des élections "libres et démocratiques" organisées à l'issue d'une "période de transition". L'armée assurera l'intérim pendant 18 mois après la mort d'Idriss Déby. La transition sera assurée par un conseil militaire présidé par Mahamat Idriss Déby Itno, le fils du dirigeant défunt, alors que l'Assemblée nationale et le gouvernement ont été dissous.

Des combats entre l'armée et les rebelles. L'armée tchadienne avait annoncé, lundi, avoir tué plus de 300 membres d'un groupe rebelle qui mène une incursion depuis huit jours dans le nord du pays pour protester contre le pouvoir en place. Les combats ont également coûté la vie à cinq militaires.

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #TCHAD

20h05 : Il est 20 heures, c'est le moment de faire un point sur les informations principales de la journée :

Un adulte sur quatre en France a reçu au moins une injection du vaccin. Parmi ces 13 millions de personnes, 4,8 millions ont reçu deux injections, soit 7,2% de la population totale et 9,2% de la population majeure.

L'armée tchadienne a annoncé la mort du président Idriss Déby après des blessures reçues pendant des combats avec les rebelles. Le dirigeant de 68 ans, au pouvoir depuis 30 ans, venait d'être réélu. Son fils va diriger un conseil de transition militaire. Il vient de nommer les 15 généraux qui l'entoureront.


L'Agence européenne du médicament juge le rapport bénéfice-risque du vaccin de Janssen positif, mais estime qu'il existe un lien avec de "très rares cas" de thromboses graves.


Un mandat d'arrêt international est lancé contre Rémy Daillet-Wiedemann, Français installé en Malaisie et "animateur" de la "mouvance" des ravisseurs impliqués dans l'enlèvement de Mia. On vous en dit plus dans notre article.

18h57 : Quelles sont les circonstances de la mort de président tchadien et les conséquences ? "C'est un cycle d'instabilité interne qui s'ouvre aujourd'hui avec des répercussions possibles pour l'opération Barkhane au Sahel", analyse Caroline Roussy, chercheuse à l'Institut de relations internationales et stratégiques (Iris), interrogée par franceinfo.

19h05 : Les obsèques nationales du président du Tchad , décédé après avoir été blessé alors qu'il commandait des combats de son armée contre des rebelles, auront lieu vendredi à N'Djamena avant son inhumation dans sa région natale dans l'extrême Est, vient d'annoncer la présidence.

20h06 : Rappelons les principales informations de ce mardi :

L'armée tchadienne a annoncé la mort du président Idriss Déby après des blessures reçues pendant des combats avec les rebelles. Le dirigeant de 68 ans, au pouvoir depuis 30 ans, venait d'être réélu. Son fils va diriger un conseil de transition militaire.


L'Agence européenne du médicament juge le rapport bénéfice-risque du vaccin de Janssen positif, mais estime qu'il existe un lien avec de "très rares cas" de thromboses graves.


Après certains membres du personnel de l'Education nationale et des forces de l'ordre, des professions de la "deuxième ligne" (caissiers, chauffeurs routiers, employés des pompes funèbres...) bénéficieront, pour les plus de 55 ans, de créneaux de vaccination prioritaires.


Un mandat d'arrêt international est lancé contre Rémy Daillet-Wiedemann, Français installé en Malaisie et "animateur" de la "mouvance" des ravisseurs impliqués dans l'enlèvement de Mia. On vous en dit plus dans notre article.

18h00 : Le chercheur Alain Antil détaille également les raisons de l'importance du Tchad aux yeux de la France : "Les intérêts économiques pour la France ne sont pas très importants. Pour preuve, elle n'est pas du tout dans l'industrie pétrolière de ce pays. Par contre, dans la pensée stratégique française, le Tchad a toujours été considéré comme un pays pivot pour la sécurité à la fois de l'Afrique centrale et du Sahel."

18h05 : "Ce que l'on voit aujourd'hui, c'est un coup d'Etat" au Tchad, analyse sur franceinfo Alain Antil, directeur du Centre Afrique subsaharienne de l'Institut français des relations internationales (Ifri). Il ne se prononce pas sur les raisons de la mort d'Idriss Déby, mais sur le fait que sa succession ait été confiée à un conseil militaire : "Normalement, c'est au président de l'Assemblée nationale de diriger le Tchad en cas de d'incapacité ou de vacance du poste du président".

17h30 : Nos collègues de la rédaction Afrique de franceinfo consacrent un article au FACT, le groupe de rebelles tchadiens qui mène une offensive dans le nord du pays depuis le 11 avril. L'armée tchadienne affirme que c'est en supervisant les combats avec ces rebelles que le président Idriss Déby a été mortellement blessé.

16h20 : Le Tchad est un allié important de la France et des Occidentaux : son armée est considérée comme la plus puissante des cinq pays du G5 Sahel (où il est associé au Mali, à la Mauritanie, au Niger et au Burkina-Faso), et il fournit un des plus importants contingents de Casques bleus de la force de l'ONU au Mali. En 2019, ce sont des avions de combat français qui avaient stoppé une précédente offensive rebelle se dirigeant vers la capitale, N'Djamena.

16h12 : "Le Tchad perd un grand soldat et un président qui a œuvré sans relâche pour la sécurité du pays et la stabilité de la région durant trois décennies. La France perd un ami courageux."

La présidence de la République rend hommage à Idriss Déby après l'annonce de sa mort. Et exprime également "son ferme attachement à la stabilité et à l’intégrité territoriale du Tchad", ainsi qu'à une transition "pacifique" du pouvoir.

14h54 : Avec un peu de retard, faisons le point sur les principales infos de ce mardi :

L'armée tchadienne a annoncé la mort du président Idriss Déby après des blessures reçues pendant des combats avec les rebelles. Le dirigeant de 68 ans, au pouvoir depuis 30 ans venait d'être réélu. Son fils va diriger un conseil de transition militaire.


Après certains membres du personnel de l'Education nationale et des forces de l'ordre, des professions de la "deuxième ligne" (caissiers, chauffeurs routiers, employés des pompes funèbres...) bénéficieront, pour les plus de 55 ans, de créneaux de vaccination prioritaires.


Dans une interview au Télégramme (article pour les abonnés), Olivier Véran se dit favorable à une approche "territoire par territoire dans la levée des mesures de freinage" de l'épidémie.

#POLICE Des policiers manifestent devant le palais de justice de Paris et des tribunaux de la France entière pour protester contre le verdict du procès en appel de l'agression de quatre d'entre eux à Viry-Châtillon en 2016.


Un mandat d'arrêt international est lancé contre Rémy Daillet-Wiedemann, Français installé en Malaisie et "animateur" de la "mouvance" des ravisseurs impliqués dans l'enlèvement de Mia. On vous en dit plus dans notre article.