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Tchad : la situation semble "stabilisée"

Des affrontements entre armée et rebelles ont fait près de 150 morts hier dans l'est du Tchad. Ce sont ces mêmes rebelles qui avaient lancé une offensive en janvier 2008 pour tenter de renverser le président Idriss Déby. Comme l'an dernier, ils auraient pour "objectif final" N'Djamena. Dans la capitale tchadienne, les habitants se préparent car les rebelles sont mieux armés que par le passé.
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125 morts parmi les insurgés, 21 dans les rangs de l'armée régulière… Au terme d’environ une heure de violents affrontements entre troupes tchadiennes et rebelles, l'armée a réussi à stopper la progression des rebelles, indique-t-on de sources gouvernementales.

La situation semble ce soir se "stabiliser", autour de la ville de Goz-Beïda, dans l'est du pays. Mais stabilisation ne signifie pas arrêt des combats...

Un an après l’attaque repoussée par le régime d’Idriss Déby, soutenu par Paris (voir articles associés), cette nouvelle incursion des rebelles suscite l'inquiétude. " La France demeure préoccupée par cette violation de l'intégrité territoriale et de la souveraineté du Tchad et par les risques graves qu'elle fait peser sur un règlement politique de la crise au Darfour", a fait savoir la présidence française dans un communiqué.
_De leur coté, les Etats-Unis ont condamnés les attaques menées par les rebelles et appelé "le gouvernement soudanais à désarmer et démobiliser tous les rebelles tchadiens présents sur son territoire (...) et à faire en sorte qu'ils retournent rapidement au Tchad".

Entrée le 4 mai dans l'est du Tchad en provenance du Soudan voisin, l'Union des forces de la résistance (UFR), alliance des principales factions rebelles du Tchad, affirmait hier progresser avec pour "objectif final" N'Djamena, la capitale.

En février 2008 déjà, les rebelles avaient traversé le pays d'est en ouest et étaient arrivés aux portes du palais présidentiel à N'Djamena, où ils avaient affronté les forces armées. Les combats avaient fait au moins un millier de blessés et plusieurs dizaines de milliers de réfugiés.

Cécile Mimaut, avec agences

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