Soudan : un accord de transition signé entre civils et militaires après huit mois de contestation

L'accord a été conclu à la faveur d'une médiation de l'Ethiopie et de l'Union africaine, après la dispersion meurtrière de manifestants début juin, au cours de laquelle 120 personnes ont trouvé la mort.

(EBRAHIM HAMID / AFP)

Des applaudissements ont suivi la signature de ces documents. Le Conseil militaire à la tête du Soudan et les meneurs de la contestation ont signé, samedi 17 août, la "déclaration constitutionnelle" finalisant un accord historique pour un transfert progressif du pouvoir aux civils, après des mois de protestations populaires. 

La signature de cet accord met fin à près de huit mois d'un mouvement de contestation inédit qui a mené le 11 avril à la chute du président Omar el-Béchir, resté 30 ans au pouvoir, avant de se retourner contre les généraux du Conseil militaire de transition ayant pris sa succession.

Cette déclaration constitutionnelle complète une déclaration politique déjà signée le 17 juillet. Toutes deux forment un accord global conclu début août qui prévoit l'établissement du "Conseil souverain", constitué de six civils et de cinq militaires. L'accord a été conclu à la faveur d'une médiation de l'Ethiopie et de l'Union africaine, après la dispersion meurtrière d'un sit-in des manifestants début juin devant le QG de l'armée, où 120 personnes ont été tuées d'après un comité de médecins.