Soudan : trois manifestants sont morts dans de nouvelles manifestations anti-putsch

Les manifestants réclament un pouvoir civil et dénoncent la répression qui a tué 75 manifestants depuis le coup d'Etat militaire.

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Des gaz lacrymogènes sont lancés sur des manifestants à Khartoum (Soudan), le 24 janvier 2022.  (MAHMOUD HJAJ / ANADOLU AGENCY / AFP)

La mobilisation populaire ne faiblit pas depuis le coup d'Etat du 25 octobre en dépit d'une répression meurtrière et de nouvelles rafles. Trois manifestants ont été tués au Soudan, lundi 24 janvier, lors de nouveaux rassemblements contre le putsch et le pouvoir militaire. A Khartoum, la capitale, un manifestant a été tué d'une "balle réelle dans la poitrine", un autre d'"une balle dans la tête" et un troisième a trouvé la mort après avoir été touché par "une balle à la tête" à Wad Madani, à 200 kilomètres plus au sud, selon le Comité central des médecins, proche de la contestation.

Dans la capitale, les manifestants tentaient de nouveau, sous les tirs de grenades lacrymogènes des forces de sécurité, de converger vers le palais présidentiel où siège le chef de l'armée, Abdel Fattah al-Burhane. Plusieurs manifestants ont été aperçus respirant difficilement à cause des gaz lacrymogènes utilisés par les forces de sécurité pour les disperser. D'autres saignaient après avoir été touchés par des grenades lacrymogènes, selon le correspondant de l'AFP. Le Comité central des médecins, a souligné un "usage excessif de la violence" de la part des forces de sécurité.

Les manifestants réclament un pouvoir civil dans un pays quasiment toujours sous la férule de l'armée depuis son indépendance il y a 66 ans. Ils dénoncent également la répression qui a tué 75 manifestants depuis le coup d'Etat d'Abdel Fattah al-Burhane. De l'autre côté, un haut-gradé a été poignardé à mort le 13 janvier par des manifestants à Khartoum, selon la police.

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