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Libye : l’angoisse des élèves devant leurs écoles fermées par les combats

Les écoles du sud de Tripoli ont fermé leurs portes. Nul ne sait si elles vont rouvrir avant la fin de l’année scolaire, mettant en péril les examens, au grand dam des élèves. 

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France Télévisions
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Des combattants des forces loyalistes du GNA se déployent dans un quartier de Tripoli le 21 mai 2019. (MAHMUD TURKIA / AFP)

En avril 2019, l’Unicef alertait l’opinion publique sur les dangers que courent près d’un demi-million d'enfants face à la violence des combats à Tripoli. L’organisation réclamait que les belligérants protègent les enfants des combats, mais aussi de tout enrôlement dans les forces armées, selon le respect des lois internationales. Le communiqué de l’Unicef précisait : "Les attaques contre l'éducation, les soins et l’accès à l’eau sont toutes de graves violations aux droits de l’enfant."

Des lycéens suivent des cours de rattrapage dans un lycée d'un quartier de Tripoli épargné par les combats, le 20 mai 2019. (MAHMUD TURKIA / AFP)

Ainsi, l’année scolaire a été suspendue dans tous les établissements scolaires situés dans les zones de combats, indique l'AFP. Sept écoles sont également utilisées pour accueillir des familles déplacées. Cela concerne plus de 120 000 enfants à Tripoli. Quand les établissements ne sont pas fermés, ce sont les enseignants qui sont absents, dans l’incapacité de se rendre au travail en raison des tirs.

Les lycéens sont évidemment les plus impactés par cette situation. Beaucoup ont peur de perdre leur année scolaire en raison du retard pris. "Nous sommes en retard dans le programme et je ne sais même pas où se dérouleront les épreuves de fin d'année ni comment on comptabilisera ma moyenne générale", explique à l’AFP Mayar Mostafa, élève de terminale. La famille de Mayar a fui les combats et abandonné sa maison dans la banlieue sud.

Solidarité

Dans les zones sous contrôle gouvernemental, les cours sont suspendus pour toute la durée du ramadan. Pour la suite, on verra. Alors, en solidarité, certaines écoles dans les quartiers épargnés accueillent les élèves pour des cours de rattrapage. Ahmad, en terminale n’avait pas eu cours depuis six semaines, lycée fermé. Ces cours sont, pour lui, inespérés.

Car ce sont les plus motivés qui viennent, confirme à l'AFP Gofrane Ben Ayad, professeure d’anglais, bénévole. "Ce qui est remarquable, c'est que la plupart de ces élèves sont brillants et ont montré leur capacité à apprendre malgré les effets psychologiques de leur déplacement forcé".

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