LA PHOTO. Sierra Leone: deux millions d'élèves font leur rentrée «gratuite»

Près de deux millions d'élèves ont repris, lundi 18 septembre 2018, le chemin de l'école en Sierra Leone, premier test pour l'enseignement gratuit dans ce pays d'Afrique de l'Ouest, une réforme phare du programme du président Julius Maada Bio.

Dans la cour de cette école secondaire de la capitale Freetown, des dizaines d\'enfants d\'une douzaine d\'années s\'alignaient en rangs, les garçons portant généralement une cravate sur une chemise blanche, les jeunes filles un foulard blanc couvrant la tête et les épaules. «Nous avons refusé 30% des inscriptions parce que nous n\'avons pas assez de chaises et que nous ne voulons pas dépasser le taux de 50 élèves par enseignant», a expliqué à l\'AFP Florence Kuyembeh, la directrice d\'une autre école, la Freetown Secondary School for Girls. La moitié de la population âgée de plus de 15 ans de cette ancienne colonie britannique est analphabète, selon un rapport de l\'Unesco de 2015. L\'économie de ce pays dévasté par une guerre civile (1991-2002), qui a fait quelque 120.000 morts, reste fragile après les chocs de l\'épidémie d\'Ebola en 2014-2016 et la chute des cours mondiaux des matières premières.
Dans la cour de cette école secondaire de la capitale Freetown, des dizaines d'enfants d'une douzaine d'années s'alignaient en rangs, les garçons portant généralement une cravate sur une chemise blanche, les jeunes filles un foulard blanc couvrant la tête et les épaules. «Nous avons refusé 30% des inscriptions parce que nous n'avons pas assez de chaises et que nous ne voulons pas dépasser le taux de 50 élèves par enseignant», a expliqué à l'AFP Florence Kuyembeh, la directrice d'une autre école, la Freetown Secondary School for Girls. La moitié de la population âgée de plus de 15 ans de cette ancienne colonie britannique est analphabète, selon un rapport de l'Unesco de 2015. L'économie de ce pays dévasté par une guerre civile (1991-2002), qui a fait quelque 120.000 morts, reste fragile après les chocs de l'épidémie d'Ebola en 2014-2016 et la chute des cours mondiaux des matières premières. (Saidu BAH / AFP)