C’est un villageois qui a aperçu pour la première fois les deux mammifères artyodactyles et qui a prévenu les rangers de la réserve. Ceux-ci ont aussitôt accouru.Les deux girafes «étaient très calmes et ne semblaient pas du tout dérangés par notre présence», a raconté l’un d’entre eux sur le site internet de la réserve. «La mère se promenait à quelques mètres de nous, incitant son bébé à se cacher derrière les buissons. Ce que font toutes les mères dans la faune sauvage pour empêcher que leur petit soit attaqué par un prédateur».Apparemment, ces animaux ne sont pas albinos mais souffrent plutôt d’une anomalie génétique appelée leucisme. Aux dires des spécialistes, le leucisme peut aussi bien concerner des lions, des hippopotames, des souris que des oiseaux (paon), des poissons et des serpents.Ce n’est pas la première fois que les spécialistes font état de girafes blanches. Des spécimens ont ainsi été signalés en 2015 et 2016 dans la même réserve kényane et dans le parc national de Tarangire (nord de la Tanzanie). Mais en fait, selon la biologiste britannique, Zoe Muller, de tels animaux ont été vus dès 1938, rapporte le Washington Post.