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Epidémie de choléra en Algérie, les autorités sur la défensive

Le bilan officiel fait état de 41 cas de choléra, répartis dans quatre wilayas (départements). Les autorités assurent que la situation est «maîtrisée». La presse et les réseaux sociaux mettent en cause la communication des autorités qui auraient tardé à reconnaître l’existence de l’épidémie.
Article rédigé par
France Télévisions Rédaction Afrique
Publié Mis à jour
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 L'épidémie s'est propagée en raison du non-respect des règles d'hygiène
 (FAYEZ NURELDINE / AFP)
41 cas enregistrés sur 88 cas suspects, les autorités sanitaires algériennes ont reconnu jeudi 23 août 2018 l’existence d’une épidémie de choléra. Depuis deux semaines, les médias font état d’une «maladie mystérieuse» dans plusieurs endroits du pays. Dans son édition du 18 août, le quotidien Liberté fait état de deux morts.

L’Institut Pasteur d’Algérie affirme que la situation est «maîtrisée» et que les cas de choléra étaient «isolés et limités à des familles». Pour l’Institut, l'épidémie s'est propagée en raison du non-respect des règles d'hygiène concernant la consommation de certains aliments et exclut une contamination liée à la consommation d’eau. 
 
«Courage politique»
Devant le tollé soulevé par l’apparition de cette épidémie, les autorités parlent de «courage politique». «Les cas de choléra ne concernent pas uniquement l’Algérie. Il y a certains pays qui ont enregistré des cas de choléra au début de l’année en cours comme le Yémen, le Tchad et le Niger. Certains pays ne déclarent pas les cas de choléra. En Algérie, c’est une maladie à déclaration obligatoire. On a eu le courage de le déclarer», a affirmé le directeur général de l’Institut Pasteur d’Algérie (IPA), Zoubir Harrath. Pour El Watan«cette déclaration aurait effectivement pu être assimilée à du courage si elle avait été annoncée en temps et en heure». Or, selon le quotidien qui cite une source médicale, «les premiers cas de choléra ont bel et bien été confirmés il y a d’une dizaine de jours».

Le site pure player TSA, lui, s’étonne des propos du directeur de l’Institut Pasteur : «Ce dernier a osé une comparaison, pour le moins étrange, avec le Yémen, le Niger et le Tchad. Le premier est en guerre et les deux autres figurent parmi les pays les plus pauvres d’Afrique».

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