Coronavirus : des Italiens expulsés de Mauritanie pour avoir avoir tenté d'échapper au confinement

Les 15 touristes étaient arrivés à Nouakchott le 29 février pour un voyage qui devait les conduire à Atar (nord), l'une des régions les plus touristiques du pays

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France Télévisions
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Adrar, au sud d'Atar, en Mauritanie où devaient se rendre les touristes italiens, le 4 mars 2010.  (NICOLAS THIBAUT / PHOTONONSTOP)

Un groupe de touristes italiens a été expulsé de Mauritanie après avoir tenté d'échapper au confinement imposé contre le nouveau coronavirus. Les 15 touristes étaient arrivés à Nouakchott le 29 février 2020 pour un voyage qui devait les conduire à Atar (nord), l'une des régions les plus touristiques du pays, a déclaré à un correspondant de l'AFP le porte-parole du ministère de la Santé, Abdelkader Ould Ahmed.

Les autorités mauritaniennes ont décidé d'imposer une période de confinement aux voyageurs en provenance de pays considérés à risques pour le coronavirus, dont l'Italie, qui figure parmi les pays les plus touchés au monde par l'épidémie. Cent sept personnes contaminées y sont mortes et plus de 3 000 cas y ont été dénombrés.

Confinement 

Les touristes ont passé la nuit dans un hôtel de Nouakchott en attendant d'être placés en confinement, a poursuivi le porte-parole.

Ils ont commis l'erreur de chercher à se soustraire aux conditions qu'impose le plan de santé mauritanien pour le coronavirus en quittant en cachette leur hôtel pour Atar

Abdelkader Ould Ahmed, porte-parole du ministère de la Santé

à l'AFP

"Les 15 ont été rattrapés à 90 km de Nouakchott et ramenés à l'aéroport, d'où ils été réacheminés vers leurs pays dimanche via le Maroc", a-t-il ajouté, sans autre précision. Le ministère italien des Affaires étrangères a confirmé que les 15 touristes étaient "tous rentrés en Italie, assistés par notre réseau diplomatique".

Le porte-parole du ministère mauritanien a indiqué que les autorités appliquaient le principe du risque zéro et que ces règles de confinement valaient pour "tous les voyageurs en provenance de zones à risques, sans distinction aucune". "Cette rigueur est payante" puisqu'aucun cas n'a été décelé jusqu'alors, a-t-il ajouté.

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