VIDEO. "Pièces à conviction" : accusés de génocide au Rwanda, des prêtres ont trouvé refuge en France

Vingt ans après le génocide le plus fulgurant de l'histoire, des Hutus rwandais échappent toujours à la justice de leur pays. Certains sont des prêtres.

France 3/Francetv info

Le 6 avril 1994 débutait le génocide au Rwanda. En une centaine de jours, 800 000 hommes, femmes, enfants, majoritairement tutsis, sont massacrés. Deux décennies plus tard, des Hutus rwandais, condamnés pour avoir participé aux tueries, échappent toujours à la justice. Parmi eux, des ecclésiastiques qui vivent paisiblement en France, protégés par l'Eglise.

L'un, condamné à la prison à perpétuité par la justice rwandaise, enseigne le catéchisme dans une paroisse à la campagne. La défense de l'homme, sous contrôle judiciaire, est financée par l'Eglise. L'autre était aumônier militaire pendant le génocide et a été condamné par contumace à la prison à vie au Rwanda. Il prêchait tous les dimanches dans un village des Pyrénées, a disparu, puis a été retrouvé : il est aujourd'hui enseignant en informatique. Le troisième prêtre, français celui-ci, célèbre messes, baptêmes, mariages et enterrements dans un village de l'ouest de la France. Il figure en tête de la liste des personnes recherchées par la justice rwandaise.

Après une enquête en France, au Rwanda, au Vatican et en République démocratique du Congo, le magazine de France 3 "Pièces à conviction" révèle, mercredi 23 avril à 23h10, le rôle trouble de l'Eglise avant, pendant et après le génocide.

 

 

 

Un soldat de la minorité de Tutsi du Rwanda patrouille devant l\'Église de Sainte Famille dans Kigali le 04 juillet 1994.
Un soldat de la minorité de Tutsi du Rwanda patrouille devant l'Église de Sainte Famille dans Kigali le 04 juillet 1994. (PIERRE BOUSSEL / AFP)