LA PHOTO. Paul Biya en campagne pour un septième mandat à la tête du Cameroun

Devant des milliers de personnes, le président camerounais Paul Biya a tenu un meeting le 29 septembre à Maroua. A 85 ans, dont 35 passés au pouvoir, il est candidat à sa propre succession, le 7 octobre 2018, pour un 7e mandat à la tête du Cameroun. Le président sortant part favori, malgré les tensions qui règnent dans la partie anglophone du pays. En 2011, il avait obtenu 77,98% des voix.

Des partisans du président camerounais Paul Biya marchent dans une rue de la ville, après sa réunion électorale, le 29 septembre 2018. C’était la première fois depuis 2012 que le président se rendait dans une province. Jamais une élection camerounaise n\'avait encore été préparée, alors que l\'armée est déployée dans trois des dix régions du pays: l\'extrême-Nord, où elle combat les djihadistes de Boko Haram, et les deux régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, où des séparatistes armés réclament l\'indépendance. Huit candidats espèrent renverser par les urnes celui qu\'on appelle au Cameroun le «Sphinx». Contrairement aux trois dernières élections où l\'opposant de toujours, Ni John Fru Ndi, était le principal challenger, le scrutin semble en 2018 plus ouvert. «C\'est la première fois dans l\'histoire du Cameroun qu\'il y a des candidats d\'opposition aussi démarqués, qui ont de vraies offres politiques chacune différente», estime Fred Eboko, politologue camerounais à l\'Institut de recherche et développement. Paul Biya est à la tête de l\'Etat camerounais depuis 1982.
Des partisans du président camerounais Paul Biya marchent dans une rue de la ville, après sa réunion électorale, le 29 septembre 2018. C’était la première fois depuis 2012 que le président se rendait dans une province. Jamais une élection camerounaise n'avait encore été préparée, alors que l'armée est déployée dans trois des dix régions du pays: l'extrême-Nord, où elle combat les djihadistes de Boko Haram, et les deux régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, où des séparatistes armés réclament l'indépendance. Huit candidats espèrent renverser par les urnes celui qu'on appelle au Cameroun le «Sphinx». Contrairement aux trois dernières élections où l'opposant de toujours, Ni John Fru Ndi, était le principal challenger, le scrutin semble en 2018 plus ouvert. «C'est la première fois dans l'histoire du Cameroun qu'il y a des candidats d'opposition aussi démarqués, qui ont de vraies offres politiques chacune différente», estime Fred Eboko, politologue camerounais à l'Institut de recherche et développement. Paul Biya est à la tête de l'Etat camerounais depuis 1982. (ALEXIS HUGUET / AFP)