RDC : au moins deux morts dans des tirs de Casques bleus à un poste-frontière dans l'Est

"Les auteurs de la fusillade ont été identifiés et mis aux arrêts", a annoncé la cheffe de la mission de l'ONU en République démocratique du Congo, la Monusco.

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Un bâtiment de la Monusco endommagé à la suite des manifestations organisées pour réclamer le départ des Nations-Unies, le 28 juillet 2022 à Goma (RDC). (ANADOLU AGENCY / AFP)

Au moins deux personnes ont été tuées, dimanche 31 juillet, dans des tirs de Casques bleus à un poste frontalier avec l'Ouganda, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), ont déclaré la mission de l'ONU en RDC (Monusco) et un responsable local. La Monusco, Mission des Nations unies pour la stabilisation en RDC, compte actuellement plus 14 000 soldats de la paix, avec un budget annuel d'un milliard de dollars.

"Des militaires de la Brigade d'Intervention de la force Monusco de retour de congé ont ouvert le feu au poste frontalier pour des raisons inexpliquées et forcé le passage. Cet incident grave a causé des pertes en vies humaines et des blessés graves", déplore la mission onusienne dans un communiqué, sans fournir de bilan précis. "Le bilan est de deux morts", a déclaré à l'AFP Joël Kitausa, un responsable de la société civile de Kasindi, qui a fait état de 14 blessés.

"Un comportement inqualifiable et irresponsable"

La cheffe de la Monusco, Bintou Keita, s'est dite "profondément choquée et consternée par ce grave incident", selon le communiqué de la mission. "Face à ce comportement inqualifiable et irresponsable, les auteurs de la fusillade ont été identifiés et mis aux arrêts en attendant les conclusions de l'enquête qui a d'ores et déjà commencé en collaboration avec les autorités congolaises", précise la Monusco.

"Les contacts ont été également établis avec le pays d'origine de ces militaires pour qu'une procédure judiciaire soit initiée urgemment avec la participation des victimes et des témoins, afin que des sanctions exemplaires soient prises dans les meilleurs délais", ajoute la mission onusienne.

De son côté, le secrétaire général de l'ONU s'est dit "outré". Antonio Guterres "souligne avec la plus grande fermeté la nécessité d'établir la responsabilité de ces événements" et approuve "la mise en détention du personnel militaire mis en cause dans cet incident et l'ouverture immédiate d'une enquête", a précisé dans un communiqué un porte-parole adjoint du secrétaire général.

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