Lycéennes enlevées au Nigeria : où en sont les recherches ?

Après le rapt de plus de 200 lycéennes mi-avril par le groupe islamiste Boko Haram, une mobilisation internationale s'organise pour retrouver les jeunes filles.

Un soldat  fait la circulation sur un pont que Boko Haram est soupçonné d\'avoir détruit, le 11 mai 2014 à Ngala, dans le nord-est du Nigeria.
Un soldat  fait la circulation sur un pont que Boko Haram est soupçonné d'avoir détruit, le 11 mai 2014 à Ngala, dans le nord-est du Nigeria. ( AFP / PHOTNONSTOP)

Au Nigeria, des moyens internationaux sont déployés depuis lundi 12 mai pour retrouver les plus de 200 lycéennes enlevées le 14 avril par le groupe islamiste armé Boko Haram, dont les exigences ont déjà été rejetées par le pouvoir nigérian. Francetv info fait le point sur les recherches.

Le Nigeria a accepté l'aide internationale

Face à l'émotion mondiale suscitée par ce rapt sans précédent, le gouvernement nigérian, pourtant traditionnellement réticent face aux ingérences étrangères, a accepté l'aide internationale et l'envoi d'experts. Les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France ont dépêché des équipes, Israël et la Chine ont proposé leur aide. 

Les pilotes américains survolent le pays

Des avions espions américains survolent actuellement  le nord du Nigeria. Ces missions "d'espionnage" et "de surveillance" ont été annoncées lundi soir par Washington.

"Nous avons partagé des images de satellites commerciaux avec les Nigérians et nous effectuons des vols, avec pilotes, d'espionnage, de surveillance et de reconnaissance au-dessus du Nigeria, avec la permission du gouvernement", a révélé un haut fonctionnaire de l'administration américaine.

Des experts américains passent par ailleurs "à la loupe" la vidéo de Boko Haram montrant une centaine de jeunes filles présentées comme des lycéennes kidnappées.

Le président nigérian veut prolonger l'état d'urgence

Le président nigérian, Goodluck Jonathan, a demandé mardi au Parlement de voter une prolongation de six mois de l'état d'urgence dans le nord-est du pays, en proie à l'insurrection de Boko Haram.

L'état d'urgence est en vigueur depuis mai 2013 et expire le 14 mai. Les mesures spéciales comprennent notamment le déploiement de soldats dans la région et le brouillage occasionnel du réseau de téléphonie mobile afin d'empêcher la planification de nouvelles attaques de Boko Haram.