Bring Back Our Girls : le Nigeria sans nouvelles des lycéennes enlevées par Boko Haram

Il y a un an, plus de 200 lycéennes nigérianes étaient enlevées par les jihadistes de Boko Haram. Les proches des jeunes filles n'ont toujours pas de nouvelles.

France 2

"Bring Back Our Girls" ("rendez-nous nos filles") ont chanté, ce mardi 14 avril au matin, des jeunes filles en tête d'un cortège dans les rues d'Abuja, au Nigeria. Les proches des lycéennes enlevées par Boko Haram il y a an, jour pour jour, demandent qu'on leur rende leurs enfants.

Le 14 avril 2014, Boko Haram attaquait une école de Chibok dans le nord-est du Nigeria et enlevait environ 276 jeunes filles. Près de 70 avaient réussi à prendre la fuite. Séparées, certaines ont été mariées de force, d'autres ont été entraînées pour devenir des combattantes, d'autres encore ont été assassinées. D'après Amnesty International, une partie des jeunes Nigérianes auraient ensuite été emmenées au Tchad ou au Cameroun. Elles auraient transité par le lac Tchad, à bord de pirogues.

2 000 jeunes enlevés depuis un an

Les militaires nigérians n'ont toujours pas, à ce jour, réussi à localiser ces otages. "L'armée, forte de 80 000 hommes, est réputée corrompue, inefficace et largement sous-équipée", affirme la journaliste de France 2.

De son côté, Boko Haram, qui a depuis fait allégeance au groupe État islamique, poursuit ses attaques. Depuis un an, 2 000 jeunes, filles ou garçons, auraient été enlevés.

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Des manifestants brandissent des pancartes \"Bring back our girls\", en soutien aux lycéennes enlevées au Nigeria, à Paris, le 13 mai 2014.
Des manifestants brandissent des pancartes "Bring back our girls", en soutien aux lycéennes enlevées au Nigeria, à Paris, le 13 mai 2014. (LIONEL BONAVENTURE / AFP)