Nigeria : cinq militaires tués et 35 civils enlevés dans deux attaques jihadistes

Des combattants d'une branche dissidente de Boko Haram ont kidnappé 35 personnes vendredi et tué une femme dans l'attaque d'un convoi de voitures transportant des civils.

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Des soldats nigérians, le 3 novembre 2020, à Ngamdu, au Nigeria. (AUDU MARTE / AFP)

Les attaques se multiplient au Nigeria. Cinq soldats nigérians ont été tués samedi 19 décembre au soir par des jihadistes affiliés à l'Etat islamique en Afrique de l'Ouest (Iswap), dans l'Etat du Borno, dans le nord-est du pays, ont indiqué dimanche des sources sécuritaires. L'embuscade visait un convoi militaire.

L'Iswap, qui a fait scission de Boko Haram en 2016, multiplie les attaques contre les forces armées et a tué des dizaines, voire des centaines, de soldats nigérians. Mais elle est accusée de s'en prendre également de plus en plus souvent aux civils. 

Expansion territoriale

Des combattants de cette branche de Boko Haram affiliée à l'Etat islamique ont ainsi kidnappé 35 personnes vendredi et tué une femme dans l'attaque d'un autre convoi de voitures transportant des civils dans la même région, épicentre de l'insurrection islamiste. "Les insurgés sont arrivés à bord de cinq camions équipés de mitrailleuses et ont barricadé l'autoroute", a déclaré le responsable d'une milice antijihadiste pro-gouvernementale.

Les violences jihadistes de Iswap et de Boko Haram sont jusqu'ici restées localisées dans le nord-est du Nigeria. Mais l'enlèvement de 344 enfants, le 11 décembre, par des groupes criminels pour le compte de Boko Haram dans le nord-ouest du pays, à des centaines de kilomètres de leur bastion, fait redouter une expansion territoriale du groupe jihadiste. Les centaines d'enfants ont finalement été relâchés vendredi après des négociations entre les autorités et les groupes criminels.

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