Nigeria : au moins 300 élèves enlevés par Boko Haram ont été libérés

"C'est un énorme soulagement pour tout le pays et la communauté internationale", a de son côté twitté le président, Muhammadu Buhari.

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Des enfants kidnappés par Boko Haram reviennent après avoir été libérés, à Kankara, au Nigéria, le 18 décembre 2020. (KOLA SULAIMON / AFP)

Au moins 300 élèves dont le rapt avait été revendiqué par le groupe jihadiste Boko Haram ont été relâchés par leurs ravisseurs dans le nord-ouest du Nigeria, ont indiqué jeudi 17 décembre les autorités locales de l'Etat de Katsina.

Le chiffre exact d'enfants sauvés reste pour l'heure à déterminer. De son côté, le gouverneur de l'Etat Aminu Bello Masari a déclaré que "344 d'entre eux sont entre les mains des forces de sécurité et vont être transférés à Katsina cette nuit""Ils vont bénéficier de soins avant d'être rendus à leurs familles", a-t-il ajouté.

Par ailleurs, interrogé par Reuters, le gouverneur a précisé : "Nous avons récupéré la plupart des garçons, pas tous."

Incertitude sur le nombre exact

"C'est un énorme soulagement pour tout le pays et la communauté internationale", a de son côté twitté le président, Muhammadu Buhari.

Ce sont des centaines de mineurs, collégiens et lycéens, qui avaient été enlevés le 11 décembre par des hommes armés, surnommés "bandits" dans cette région du Nigeria. Ils avaient été enlevés au lycée d'Etat pour garçons de Kankara, dans un rapt ensuite revendiqué par le groupe jihadiste Boko Haram, habituellement actif dans la partie nord-est du pays, à des centaines de kilomètres plus à l'est.

Les jihadistes avaient diffusé jeudi une vidéo des lycéens enlevés. Le visage couvert de poussière et griffé, un adolescent expliquait faire partie de 520 élèves enlevés par "le gang de Shekau", du nom du chef historique de Boko Haram.

Leur nombre exact restait flou, les autorités annonçant tantôt 333 élèves portés disparus, puis 400 jeudi matin. Dans la video, Boko Haram affirmait, par la voix de ce jeune garçon, que certains avaient été tués. Les enfants, pour la plupart très jeunes, apparaissaient à bout de forces.

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