Nigeria : 111 lycéennes manquantes après une attaque de Boko Haram

"Aucun cas d'enlèvement n'a pour l'instant été établi", selon les autorités, qui redoutent tout de même un kidnapping de masse comme celui des lycéennes de Chibok, en 2014.

A Gwoza, dans le nord-est du Nigeria, le 1er août 2017. 
A Gwoza, dans le nord-est du Nigeria, le 1er août 2017.  (STEFAN HEUNIS / AFP)

Cent onze lycéennes sont portées disparues, mercredi 21 février, dans le nord-est du Nigeria, deux jours après l'attaque d'une école de filles par des combattants de Boko Haram. De quoi raviver la menace d'un kidnapping de masse comme celui des lycéennes de Chibok, en 2014.

Les insurgés du groupe jihadiste nigérian, lourdement armés, ont mené lundi un assaut sur le village de Dapchi, dans l'Etat de Yobe, tirant en l'air et faisant exploser des grenades.

Les élèves se sont enfuies en brousse

La plupart des élèves et les professeurs de la Girls Science Secondary School, un internat, se sont enfuis en brousse, craignant d'être enlevés par les combattants. Selon le ministre de la Police de l'Etat de Yobe, Abdulmaliki Sumonu, "815 étudiantes sont rentrées" à Dapchi où elles ont été "vues", sur un total de 926 élèves.

"Les (111) autres sont manquantes", a-t-il déclaré, tout en précisant qu'"aucun cas d'enlèvement n'a pour l'instant été établi".