Niger : un centre de déradicalisation pour les repentis de Boko Haram

Le Niger est confronté depuis plusieurs années aux attaques du mouvement jihadiste Boko Haram. Pour tenter de l'endiguer, le gouvernement a passé un accord avec les repentis potentiels de ce groupe. S'ils se rendent, ils ne seront pas jugés mais devront suivre un programme de déradicalisation.

FRANCE 2

A Goudoumaria, un centre de déradicalisation a été mis en place par le gouvernement du Niger. 167 repentis qui ont quitté Boko Haram en échange d'une amnistie sans autre forme de procès. Des soldats de dieu qui racontent de l'intérieur l'un des groupes jihadistes les plus mystérieux et les plus violents. "Je ne sais pas combien de personnes j'ai tuées consciemment. Dans ces situations, tu n'es pas conscient, tu cherches à tuer ton ennemi, c'est tout", témoigne Mamadou Lako, 25 ans, ex-combattant nigérien de Boko Haram.

200 000 réfugiés ou déplacés

Les cicatrices laissées dans le pays par la secte islamiste sont partout. Cela représente plus de 200 000 réfugiés ou déplacés. Le gouvernement nigérien a clairement fait savoir qu'il y avait une limite à sa main tendue aux combattants de Boko Haram. Une limite fixée au 31 décembre de cette année. Au-delà de cette date, plus aucun pardon ne sera accordé.

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Des militaires nigérians devant un tableau affichant la liste des membres de Boko Haram les plu recherchés, à Maiduguri (Nigeria), le 21 novembre 2016.
Des militaires nigérians devant un tableau affichant la liste des membres de Boko Haram les plu recherchés, à Maiduguri (Nigeria), le 21 novembre 2016. (AFP)