Sahel : un nouveau commandant et une nouvelle mission pour les forces françaises

Le général Michon prendra ses fonctions en juillet 2021 pour assurer la fin de Barkhane et la transformation du dispositif militaire français.

Article rédigé par
France Télévisions Rédaction Afrique
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
Panneau du logo de l'opération Barkhane à Gao, au Mali, en avril 2021. (FRED MARIE / HANS LUCAS)

Le général français Laurent Michon va succéder au général Marc Conruyt à la tête de la force Barkhane au Sahel. Il devra piloter une nouvelle stratégie antijihadiste et une nette baisse des effectifs sur le terrain.

Moins s'exposer

Le général Michon a passé la majeure partie de sa carrière d'officier d'infanterie au sein des troupes de montagne, mais pour sa prochaine mission le sable remplacera la neige. Ce Saint-Cyrien bénéficie surtout d'une importante expérience opérationnelle (Bosnie, Kosovo, Liban, Tchad, Côte d'Ivoire, Gabon, République centrafricaine, Rwanda).

Nommé pour un mandat d'un an, il devra dès son arrivée mettre en œuvre le désengagement progressif du Sahel récemment annoncé par le président français Emmanuel Macron, au profit d'un dispositif recentré sur les frappes ciblées et l'accompagnement au combat des armées locales, via les forces spéciales européennes du dispositif Takuba qui doit encore monter en puissance.

Place aux forces spéciales 

Paris prévoit de quitter des bases du nord du Mali – Tessalit, Kidal et Tombouctou , d'ici à la fin 2021 pour concentrer sa présence sur les emprises de Gao et Ménaka, plus proches de la zone dite des Trois frontières, aux confins du Mali, du Niger et du Burkina Faso.

Fini les grandes bases et 5 100 hommes disséminés dans d’immenses régions, approvisionnés par de lourds convois logistiques exposés aux engins explosifs improvisés (IED) enterrés sur les pistes par les jihadistes.

Place à la fulgurance et à la technologie avec les Forces spéciales pour poursuivre la traque des chefs jihadistes  quelque 300 commandos de l'opération Sabre prêts à être largués de nuit sur un bivouac de chefs d’Al-Qaïda, appuyés par leurs hélicoptères de combat  ou pour éliminer des cibles à haute valeur ajoutée désignées par les satellites et les puissants drones américains.

Des effectifs réduits de moitié

Les effectifs militaires français devraient passer de 5 100 à 2 500 d’ici à 2023, selon une source militaire recueillie par l’AFP. Ce qui change, c'est la stratégie : l'opération qui remplacera Barkhane mènera des actions coup de poing, menées par les forces spéciales contre les groupes terroristes et les chefs et cadres du mouvement, pour désorgnaiser et contenir au maximum les groupes jihadistes en minimisant les pertes humaines.

A cela s’ajoute une internationalisation de la lutte contre les filiales sahéliennes de Daech et d'Al-Qaïda, avec une plus grande implication souhaitée de forces européennes et africaines.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Niger

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.