Un suspect arrêté dans l'enquête sur la mort des humanitaires français tués au Niger, annonce le ministère de l’Intérieur nigérien

Le ministre Alkache Alhada a également indiqué que les services de police nigériens suivaient plusieurs "pistes sérieuses" susceptibles de les conduire aux auteurs des meurtres.

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Les cercueils des six humanitaires français tués au Niger, le jour de la cérémonie d'hommage rendu en leur honneur le 14 août 2020 à Paris. (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

Un suspect a été arrêté après l'assassinat de huit personnes, dont six humanitaires français, par des hommes armés près de Niamey, a annoncé le ministre nigérien de l'Intérieur, Alkache Alhada, dans un entretien à l'AFP publié mercredi 19 août. Les jeunes humanitaires français, deux hommes et quatre femmes, ont été assassinés le 9 août avec leur chauffeur et leur guide nigériens, alors qu'ils visitaient la réserve de girafes de Kouré, à 60 km au sud-est de la capitale où ils étaient basés.

"Pour l'instant, un suspect est entre les mains du Service central de lutte contre le terrorisme [du Niger] et des investigations continuent. On est en train d'exploiter un certain nombre de matériel dont il dispose et qu'il a pu utiliser", a déclaré mardi soir le ministre nigérien. Alkache Alhada a également indiqué que les enquêteurs nigériens suivaient plusieurs "pistes sérieuses" susceptibles de les conduire aux auteurs des meurtres. "Nous avons certaines informations qui nous donnent des indications sur des probables acteurs de ces crimes horribles (...) et nous pensons que ça va nous mener à des résultats positifs", a-t-il poursuivi.

Un hommage à l'ONG Acted

Enfin, le ministre nigérien a rendu un hommage vibrant à l'ONG Acted qui employait les victimes, qui "certes a suspendu ses activités pour l'instant, mais a pris l'engagement de poursuivre quand même ses activités dans le pays". Il a aussi salué la mémoire du guide nigérien tué, qui selon lui, "n'était pas seulement un guide, c'était aussi un protecteur des girafes qui [y] a passé toute sa vie".

Interrogé sur la décision de Paris de placer en zone rouge l'ensemble du Niger à l'exception de la capitale Niamey, Alkache Alhada, a répondu : "On ne peut pas dire que ça fait plaisir." "Les Nigériens ont trouvé cette mesure injuste et ils l'ont manifesté à divers niveaux. Moi, je dis qu'il s'agit d'une décision d'un Etat souverain qui entend protéger ses concitoyens et là aussi c'est légitime", a-t-il expliqué, souhaitant que "cette mesure soit levée au plus tôt".

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