La journaliste de Charlie Hebdo Zineb El Rhazoui menacée de mort par Daech

Zineb El Rhazoui est pistée sur les réseaux sociaux par des sympathisants de Daech qui veulent intenter à sa vie. Au lendemain du massacre de Charlie Hebdo, elle s’est mobilisée pour la survie du journal. Et, si le hashtag en anglais est désactivé, ce n'est pas le cas pour celui en arabe.

La journaliste de Charlie Hebdo Zineb El Rhazoui  à Paris en 2015
La journaliste de Charlie Hebdo Zineb El Rhazoui  à Paris en 2015
Le hashtag de la mort. «Pour la première fois, on indique, avec précision, mon lieu de travail, via des cartes Google Maps, mes déplacements et ceux de ma femme», révèle l’écrivain Jaouad Benaïssi, époux de Zineb el Rhazou, au journal marocain Tel Quel. «Des photos de mon mari, son lieu de travail, des indications sur sa géo-localisation, ainsi que différentes suggestions sur la façon de nous 'liquider', ont été publiés», confirme-t-elle sur sa page Facebook, aujourd’hui inaccessible. 
 
Le hashtag en anglais (que nous avons choisi de ne pas mentionner)  a été désactivé à l’heure où nous mettons en ligne. Par contre, le hashtag en arabe est toujours actif et draine des messages très radicaux. Il est promis à la journaliste les pires sévices, illustrés par des photos sanglantes et sans équivoque. 
Ces appels au meurtre ont été relayés sur les réseaux, notamment sur tweeter. Les sympathisants islamistes reprochent à la journaliste ses positions sur la laïcité et la liberté d’expression. 

Capture d\'écran d\'un tweet soutenant les menaces à l\'encontre de la journaliste.
Capture d'écran d'un tweet soutenant les menaces à l'encontre de la journaliste. (Geopolis)

«Ce n'est pas la première fois que Zineb El Rhazoui fait l'objet de menaces de mort. Pour rappel, lors d’un sit-in des salafistes à Tanger après les tueries à Charlie Hebdo, des messages incitants à sa mort avaient été entonnés par les manifestants», affirme le site Yabiladi

Capture d\'écran d\'un post tweeter sur le sort promis à la journaliste et à son mari
Capture d'écran d'un post tweeter sur le sort promis à la journaliste et à son mari (Géopolis)

La journaliste a reçu de nombreux messages de soutien sur les réseaux sociaux.