Vidéo Retrait français du Mali : l'armée va "se mettre en ordre de marche" pour tenir le délai fixé par le président, assure Florence Parly

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L'opération de retrait des troupes françaises du Mali va débuter "ces jours-ci" et tenir le délai de quatre à six mois fixé par le président de la République, assure la ministre des Armées. 

"Nous allons nous mettre en ordre de marche pour réaliser" le retrait militaire français du Mali "dans ce délai" de quatre à six mois qu'a fixé Emmanuel Macron, a assuré la ministre des Armées, Florence Parly, vendredi 18 février sur franceinfo. Cette "opération", a-t-elle ajouté, "va commencer ces jours-ci".

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Pour elle, ce défi logistique titanesque, dans un contexte sécuritaire dégradé, peut être relevé dans les temps par les forces françaises. "Le président de la République, dès le mois de juin de l'année dernière, nous a demandé de reconfigurer notre dispositif au Mali, nous avons donc déjà fermé trois bases que nous avions dans le Nord du Mali", a-t-elle ainsi expliqué. "Cette opération est terminée, elle s'est déroulée exactement conformément au calendrier prévu", a-t-elle souligné. "Là, nous poursuivons, et nous accélérons, en quelque sorte, ce qui était une démarche qui était déjà annoncée par le président de la République".

"Nous allons donc poursuivre en désengageant successivement les trois autres bases sur lesquelles nous sommes aujourd'hui, c'est à dire Gossi, Ménaka et Gao."

Florence Parly, ministre des Armées

à franceinfo

Florence Parly est aussi revenue sur les raisons qui ont mené au retrait militaire français de ce pays. "Les conditions n'étaient plus réunies pour pouvoir poursuivre un combat que nous avons engagé en 2013 à la demande du Mali", a-t-elle indiqué. "Depuis plusieurs mois, la junte malienne avait pris des engagements, d'une part pour poursuivre le combat contre le terrorisme et d'autre part assurer la transition vers des autorités civiles, pour que le Mali puisse reprendre le cours de sa vie démocratique", a-t-elle rappelé.

"Sur ce deuxième point, les engagements ne sont pas tenus, c’est-à-dire que des élections auraient dû se tenir au mois de février de cette année et les élections ne se tiennent pas", a-t-elle pointé. "Par ailleurs, nous avons été entravés, nous avons éprouvé des difficultés pour pouvoir poursuivre notre combat sur le terrain", a-t-elle regretté.

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