Paris annonce la mort d'Ali Maychou, important chef jihadiste au Sahel

Le jihadiste a été tué "dans la nuit du 8 au 9 octobre" sur le sol malien en coordination avec les forces maliennes et un soutien américain, a indiqué Florence Parly.

Un soldat français dans la région de Gourma, au Mali, le 26 mars 2019.
Un soldat français dans la région de Gourma, au Mali, le 26 mars 2019. (DAPHNE BENOIT / AFP)

Il était considéré comme le numéro deux et leader religieux du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM), une organisation jihadiste reliée à Al-Qaïda. Le Marocain Abou Abderahman al Maghrebi, alias Ali Maychou, a été tué par les forces françaises au Mali début octobre, a annoncé mardi 5 novembre à l'AFP la ministre française des Armées, Florence Parly.

Le jihadiste a été tué "dans la nuit du 8 au 9 octobre" sur le sol malien en coordination avec les forces maliennes et un soutien américain, a-t-elle précisé dans l'avion qui la ramenait d'une tournée dans plusieurs pays de la région du Sahel, où quelque 4 500 militaires français sont déployés dans le cadre de l'opération antijihadiste Barkhane.

Ce Marocain était "le deuxième terroriste le plus recherché au Sahel - y compris par les Américains", a déclaré la ministre dans l'avion qui la ramenait de Gao, au Mali, vers la France. Il avait rejoint Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) en 2012.

Abou Abderahman al Maghrebi en était devenu le leader spirituel avant de participer à la fondation du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM) en 2017 avec Iyad ag Ghali, le numéro un de l'organisation dont il était le plus proche fidèle, et qui est en tête de la liste des personnes recherchées.