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Mali : le Conseil de sécurité de l'ONU met fin à la mission des Casques bleus dans le pays

Les militaires des Nations unies cesseront leurs activités pour organiser leur départ "d'ici au 31 décembre".
Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Publié Mis à jour
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Un Casque bleu membre de la mission de l'ONU Minusma au Mali, le 4 juillet 2019. (MARCO LONGARI / AFP)

Fin de l'opération Minusma. A la demande de Bamako, le Conseil de sécurité de l'ONU a mis un terme, vendredi 30 juin, à la mission des Casques bleus au Mali. La résolution adoptée à l'unanimité des 15 membres du Conseil prévoit qu'à partir du 1er juillet, les Casques bleus cesseront leurs activités pour organiser leur départ "d'ici au 31 décembre". Jusqu'à fin septembre, ils auront toutefois encore la possibilité de protéger les civils "aux alentours immédiats" de leurs positions.

La mission, qui compte une dizaine de bases réparties sur le territoire, avait été créée en 2013 pour aider à stabiliser un Etat menacé d'effondrement sous la poussée jihadiste, protéger les civils, contribuer à l'effort de paix et défendre les droits humains. Le 16 juin, dans un discours devant le Conseil de sécurité, le ministre des Affaires étrangères malien, Abdoulaye Diop, avait dénoncé l'"échec" de la mission de l'ONU et avait exigé son "retrait sans délai".

Plus de 170 Casques bleus tués depuis 2013

Les relations entre Bamako et la Minusma s'étaient largement détériorées depuis la prise de pouvoir des militaires en 2020. L'ONU dénonçait régulièrement les entraves des autorités maliennes aux déplacements des Casques bleus et devait faire face aux défections de pays contributeurs de troupes, refroidis par la multiplication des attaques contre la mission. Depuis 2013, 174 Casques bleus ont été tués.

Quelques jours avant l'annonce de la junte malienne, le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, avait jugé la présence de la Minusma "inestimable" et recommandé son maintien à effectifs constants, en la recentrant sur des priorités limitées. Plusieurs pays de la région, "particulièrement préoccupés par l'expansion des groupes extrémistes" et "le risque de propagation de l'instabilité", avaient même plaidé pour un renforcement de son mandat, selon son rapport.

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