Mali : la lutte contre le djihadisme continue

La libération de Sophie Pétronin rappelle que le Mali fait toujours face à une importante menace djihadiste. Plusieurs personnes restent encore prises en otage.

FRANCEINFO

Si Sophie Pétronin est désormais libre depuis le jeudi 8 octobre, l’ex-otage française ne fait pas oublier pour autant que la lutte contre le mouvement djihadiste au Mali s’avère toujours d’actualité. Actuellement, de nombreuses personnes restent kidnappées par ces organisations. "Officiellement, il en reste quatre si mes calculs sont bons. Mais nous ne sommes jamais à l’abri d’un rapt non revendiqué ou alors gardé sous couvert par les autorités de leurs pays respectifs", annonce le journaliste Anthony Fouchard, ancien correspondant au Mali.

Une libération qui a un coût

Pour parvenir à faire libérer Sophie Pétronin ainsi que trois autres otages, le gouvernement malien a dû accepter de faire des concessions. Environ 200 prisonniers djihadistes ont été libérés. Il reste encore difficile de savoir s’il y a aussi une rançon payée ou non. Cette contrepartie permet au chef de ce réseau djihadiste de renforcer sa position, il se présente comme un libérateur à travers ses réseaux de communication.

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Une position des soldats français à Tessalit, dans le nord-est du Mali, le 14 mars 2013. C\'est dans cette région qu\'ont été renvoyés une partie des jihadistes relâchés par le Mali début octobre 2020.
Une position des soldats français à Tessalit, dans le nord-est du Mali, le 14 mars 2013. C'est dans cette région qu'ont été renvoyés une partie des jihadistes relâchés par le Mali début octobre 2020. (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)