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Mali. La France reprend les frappes aériennes et bombarde le nord de Kidal

Ces bombardements visaient "des dépôts logistiques et des centres d'entraînement" de groupes islamistes armés cette nuit dans la région de Tessalit, selon l'armée française. 

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France Télévisions
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Un soldat français marche près d'un Mirage français sur la base de Bamako (Mali), le 16 janvier 2013. (ERIC FEFERBERG / AFP)

D'"importantes frappes aériennes" ont eu lieu dans la nuit du samedi au dimanche 3 février au nord de Kidal et dans la région de Tessalit, au Mali, a annoncé le porte-parole de l'état-major des armées françaises.

Le colonel Thierry Burkhard a précisé que ces bombardements visaient "des dépôts logistiques et des centres d'entraînement" de groupes islamistes armés, dans ces zones proches de la frontière avec l'Algérie. Pour ces opérations de frappe, au total "30 appareils ont été engagés" : "chasseurs bombardiers, avions ravitailleurs, de reconnaissance".

"Finir cette opération" et libérer les otages ?

Après les prises successives de Gao puis Tombouctou, les soldats français ont pris le contrôle il y a cinq jours de l'aéroport de Kidal, ville tenue par des rebelles touareg et des islamistes dissidents s'affirmant "modérés". Il s'agit d'aller "plus au nord, finir cette opération" avec les armées africaines engagées, a dit le président français samedi lors d'une visite d'une journée au Mali. François Hollande a promis que la France resterait au côté du Mali "le temps qu'il faudra"

Kidal et sa région comprenant le massif des Ifoghas, près de la frontière algérienne, sont le berceau des indépendantistes touareg et, selon Paris, le lieu de détention "probable" de sept otages français. François Hollande a brièvement évoqué leur sort samedi, jugeant que "les ravisseurs doivent comprendre que le moment est venu de libérer les otages". C'est aussi dans la vaste zone de montagnes et de grottes autour de Kidal que, selon des experts et des sources de sécurité régionales, une bonne partie des chefs et des combattants des groupes islamistes se sont réfugiés. Parmi eux se trouveraient l'Algérien Abou Zeïd, un des émirs les plus radicaux d'Al-Qaïda au Maghreb islamique et Iyad Ag Ghaly, chef d'Ansar Dine, un ex-rebelle touareg malien des années 1990, originaire de Kidal et qui connaît parfaitement la région.

Dans un entretien au Journal du dimanche, le ministre malien des Affaires étrangères, Tieman Hubert Coulibaly, s'est par ailleurs déclaré favorable à "une conférence du dialogue national", qui "pourrait même déboucher sur des négociations, mais après le désarmement des groupes de combattants".

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