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Christophe RauzyFrance Télévisions

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(CHRISTOPHE RAUZY / FRANCETV INFO)

Depuis le 11 janvier, la France a pris la tête de l'appui étranger apporté aux forces maliennes contre les insurgés islamistes. Paris a rapidement mobilisé plus de 2 000 hommes, et même des chars Leclerc, appelant la communauté internationale à soutenir cette opération baptisée Serval. Paris espère des troupes mais ses alliés occidentaux privilégient l'appui matériel alors que les soldats africains arrivent au compte-goutte. Dans cette carte légendée, francetv info détaille les moyens engagés par les pays qui ont répondu à l'appel du Mali.

1France

Depuis le 11 janvier, Paris est le pays étranger le plus engagé au Mali. Sur place les forces françaises mobilisées comptent 2 900 hommes. Les effectifs pourraient être portés à 4 000 militaires, auxquels s'ajoutent une soixantaine de véhicules blindés, quatre avions Rafale, six Mirage 2000D, cinq avions ravitailleurs, deux chasseur F1-CR, une dizaine d’hélicoptère de combat et deux drones Harfang. Mercredi 23 janvier, Les Echos affirment que quatre chars Leclerc vont également être envoyé sur le sol malien, une première pour une opération française hors mandat de l'ONU.

2Allemagne

Pour l'heure, Berlin n'a envoyé que trois avions, deux C-160 et un A310. Mais mardi 22 janvier, la chancelière Angela Merkel a insisté sur le soutien de l'Allemagne. Remerciée par François Hollande, elle a rappelé que son pays compte envoyer des instructeurs pour former les troupes africaines, ainsi qu'une aide humanitaire. Mais à quelques mois des législatives, la probabilité de voir des soldats allemands fouler le sol malien est faible, tant le débat divise la classe politique outre-Rhin.

3Royaume-Uni

Dès le début de l'opération Serval, Londres a soutenu Paris, en mobilisant deux avions de transport C17. Mardi 22 janvier comme l'explique Le Monde, le Premier ministre britannique a annoncé qu'un soutien logistique supplémentaire serait apporté aux troupes engagées au Mali. Mais que les soldats de sa majesté ne seraient pas mobilisés contrairement aux affirmations du Times.

4Russie

Discrète, voire méfiante depuis le début des opérations, la Russie a proposé à la France de transporter ses soldats sur le terrain. C'est Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères qui l'a annoncé comme l'explique Libération, sans préciser le nombre d'appareils promis par Moscou.

5Espagne

Madrid a mis à disposition un avion Hercule C-130 pour des missions de transport inter-théâtre. Et comme l'explique El Pais (article en espagnol), il sera basé à Dakar où il transportera les troupes africaines mobilisées.

6Danemark

Dès le lundi 14 janvier, le gouvernement danois a reçu l’accord de la commission des affaires étrangères du parlement national pour que "le Danemark puisse venir en soutien de l’opération dirigée par les Français au Mali avec un avion de transport Hercules et le personnel de soutien nécessaire." L'appareil, mis à disposition pendant trois mois, a débuté sa mission le 15 janvier.

7Belgique

Deux avions de transport C-130 belges et deux hélicoptères d'évacuation sanitaire participent à l'opération, comme l'explique La Libre Belgique.  La durée de la participation belge fera l'objet d'une évaluation fin février-début mars selon le ministre de la Défense, Pieter De Crem.

8Pays-Bas

Un avion DC-10 de l'armée néerlandaise doit être opérationnel avant vendredi 25 janvier,  pour transporter du fret. Un KDC-10, un avion ravitailleur, doit également être mis à disposition.

9Italie

Le 16 janvier, le ministre italien des Affaires étrangères, Giulio Terzi, affirmait que son pays était prêt "à fournir un soutien logistique", en l'occurence, il s'agirait de la fourniture d'avions servant à transporter les troupes africaines sur place.

10Etats-Unis

L'Amérique transporte des troupes depuis la base d'Istres, en France, vers le Mali, à bord d'un avion C-17, comme l'explique Le Figaro. Washington étudie également la possibilité d'intensifier le partage des renseignements, en mobilisant des drones aériens, arme stratégique qui fait défaut à la France.

11Canada

Un avion de transport CC-177 a décollé dès le 13 janvier pour le Mali. Comme l'explique le Huffington post québécois, le Premier ministre Stephen Harper a toutefois rejeté une intervention militaire "directe", une décision qui, selon plusieurs experts en matière de défense, est clairement causée par la fatigue politique liée à l'Afghanistan.

12Emirats arabes unis

Depuis lundi 21 janvier, deux avions C-17 des Emirats arabes unis sont à disposition des troupes engagées au Mali. Une aide demandée aux EAU par François Hollande, lors de sa visite officielle dans ce pays, mardi 15 janvier, comme le rappelle RFI.

13Côte d'Ivoire

Alors que le 15 janvier à Berlin, Alassane Ouattara, le président ivoirien, appelait la communauté internationale à soutenir l'opération française au Mali, son pays a exclu de faire participer directement ses soldats à la mission. Mais Abidjan a annoncé la mobilisation d'un "bataillon logistique".

14Bénin, Burkina Faso, Guinée, Ghana, Niger, Nigeria, Sénégal, Tchad, Togo.

De nombreux pays voisins ont répondu à l'appel à l'aide lancé par le Mali. Dans le détail, ce sont 2 000 Tchadiens, 1 200 Nigérians, 650 Béninois, 540 Togolais, 500 Nigériens, 500 Burkinabais, 125 Guinéens et 120 Ghanéens qui sont attendus sur le terrain. Pour l'heure, ces hommes arrivent au compte-gouttes et seraient environ 200 sur place. Mais, comme le relate BFMTV, les forces nigériennes, entrainées pendant un mois par des instructeurs français, sont attendues très prochainement dans le nord du Mali. Et comme le détaille RFI, c'est dans cette région également que devraient rapidement entrer en action les redoutés soldats tchadiens.