Mali : François Hollande "met en danger sa vie et celle des otages" menacent les islamistes

Le président de la République a de nouveau pris position pour une intervention armée dans le pays et a affirmé qu'il ne dévierait pas "de sa ligne".

François Hollande lors de sa visite à Kinshasa, en République démocratique du Congo, le 13 octobre 2012. 
François Hollande lors de sa visite à Kinshasa, en République démocratique du Congo, le 13 octobre 2012.  (BERTRAND LANGLOIS / POOL)

AFRIQUE - Le président français François Hollande met "en danger sa vie" et celle des otages français au Sahel par ses déclarations en faveur d'une intervention militaire contre les groupes islamistes armés dans le nord du Mali. C'est l'avertissement lancé samedi 13 octobre par Oumar Ould Hamaha, membre du Mujao, un des groupes islamistes armés alliés d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) qui contrôlent le nord du Mali depuis plus de six mois.

"La vie des otages français est désormais en danger à cause des déclarations du président français qui veut nous faire la guerre. Lui-même, sa vie est désormais en danger. Il faut qu'il le sache", affirme Oumar Ould Hamaha.

Hollande veut "tenir sa ligne"

Le président français a aussitôt répliqué à ces menaces samedi lors d'une prise de parole à Kinshasa, en République démocratique du Congo. "Est-ce que ce que nous disons pour la lutte contre le terrosime devrait être tu parce qu'il y a ces menaces ? Je pense que c'est le contraire", a-t-il notamment assuré. "En disant ce que je dis sur l'intégrité du Mali, c'est aussi un message que j'adresse aux ravisseurs: libérez-les avant qu'il ne soit trop tard."

France 2

François Hollande avait déclaré à Dakar, vendredi 12 octobre : "Comment accepter ces mausolées profanés, ces mains coupées, ces femmes violées ? Comment tolérer que des enfants soient enrôlés de force dans des milices, que des terroristes viennent dans cette région pour y semer la terreur ?" Et avait incité les Africains à mettre sur pied une force d'intervention dans la région, avec l'aide de la France. Le principe de cette intervention est désormais acté, reste à en connaître les modalités.

Huit otages français sont toujours détenus dans la région.