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Les pays d'Afrique de l'Ouest lèvent leurs sanctions contre le Mali

Cette décision intervient deux jours après l'accord signé entre la junte et la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) pour transférer les pouvoirs au président de l'Assemblée. 

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Le capitaine de la junte Amadou Sanogo (à gauche) et le ministre des Affaires étrangères burkinabè (à droite), le 6 avril 2012 à Kati, au Mali.  (ORTM / AFP)

La décision était attendue : les pays africains de l'Ouest ont levé, dimanche 8 avril, leurs sanctions à l'encontre du Mali. La Communauté économique des Etatsd'Afrique de l'Ouest (Cédéao) salue ainsi l'accord signé vendredi par la junte malienne. Les militaires maliens, qui ont pris le pouvoir le 22 mars à la faveur d'un coup d'Etat, ont en effet accepté de le remettre au président du Parlement Diouncounda Traoré.

Diouncounda Traoré est chargé d'organiser des élections d'ici à 40 jours. Il prêtera serment en tant que président par intérim. Selon le capitaine Amadou Sanogo, chef de la junte, le transfert de pouvoir convenu avec la Cédéao devrait intervenir "dans les jours à venir" avec la nomination d'un gouvernement provisoire d'union nationale.

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L'accord a été salué par Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères français, samedi 7 avril,  qui réclame sa mise en œuvre "sans délai".

Une situation humanitaire compliquée

Dans le Nord, la situation est toujours aussi tendue. Le même jour, les rebelles du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA, laïque) ont proclamé l'indépendance de cette partie du Mali. La décision a été rejetée par la plupart des pays occidentaux et ne fait pas non plus l'unanimité parmi les membres du groupe islamiste Ansar Dine, "pour l'islam" et l'application de la charia. Dans des images tournées pour la première fois à Tombouctou, le groupe se dit vivement opposé à l'indépendance de l'Azawad. 

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Face à cette situation, les populations de Tombouctou, Gao et Kidal [villes prises par le MNLA ou les islamistes] ont fui. Selon un habitant de Gao, "la moitié [de ses concitoyens] sont partis. Tout a été mis à sac et incendié, c'est dramatique (...) Si les organisations humanitaires n'interviennent pas d'ici une semaine, ce sera une catastrophe."

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