Aqmi revendique le rapt et l'assassinat des journalistes de RFI

Ghislaine Dupont, 57 ans, et Claude Verlon, 55 ans, respectivement journaliste et technicien de RFI, ont été tués le 2 novembre près de Kidal (Mali). 

Ghislaine Dupont et Claude Verlon, de RFI, ont été tués le 2 novembre 2013 près de Kidal, dans le nord du Mali.
Ghislaine Dupont et Claude Verlon, de RFI, ont été tués le 2 novembre 2013 près de Kidal, dans le nord du Mali. (RFI)

Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) revendique le rapt et l'assassinat de Ghislaine Dupont, 57 ans, et Claude Verlon, 55 ans, respectivement journaliste et technicien de Radio France internationale (RFI), selon des informations mises en ligne mercredi 6 novembre sur le site de l'agence de presse mauritanienne Sahara Media. Ils avaient été enlevés et tués le 2 novembre près de Kidal, dans le nord du Mali.

"Cette opération intervient en réponse aux crimes commis par la France contre les Maliens et à l'œuvre des forces africaines et internationales contre les musulmans de l'Azawad", indique le communiqué publié mercredi. L'Azawad est le nom donné au nord du Mali par les Touareg. Aqmi fait donc référence aux opérations des forces françaises et africaines en cours dans cette région. Abdallah Mohamedi, patron de cette agence à laquelle des islamistes actifs au Mali transmettent régulièrement des communiqués, a dit au Monde avoir reçu cette revendication par mail.

La France œuvre pour que "ces crimes ne restent pas impunis"

Selon l'agence Sahara Media, la katiba (unité combattante) d'Aqmi qui a commis ces assassinats est celle d'Abdelkrim Al-Targui, confirmant les informations déjà publiées par des médias français. Ce Touareg était proche d'un des principaux chefs d'Aqmi au Mali, Abou Zeïd, tué en début d'année lors de l'offensive militaire tchadienne et française dans le massif des Ifoghas, dans l'extrême nord-est du Mali. 

Interrogé à ce sujet, le Quai d'Orsay a indiqué qu'il n'avait "pas de commentaires à ce stade", une enquête étant en cours. L'Elysée a réagi peu de temps après, sans revenir sur la revendication d'Aqmi : "La France soutient les efforts du gouvernement malien et met tous ses propres moyens en oeuvre pour que ces crimes ne restent pas impunis, quels qu'en soient les auteurs", a déclaré la présidence française, ajoutant que "la France est engagée sans relâche dans la lutte contre le terrorisme, dans la région du Sahel."