Un soldat français a été tué au Mali dans des combats contre des groupes armés

Membre du 1er régiment de hussards parachutistes de Tarbes, Tojohasina Razafintsalama est mort lors d'affrontements survenus jeudi matin, a annoncé l'Elysée.

Un soldat de l\'armée française patrouille au nord du Burkina Faso, près de la frontière malienne, le 10 novembre 2019.
Un soldat de l'armée française patrouille au nord du Burkina Faso, près de la frontière malienne, le 10 novembre 2019. (MICHELE CATTANI / AFP)

Un soldat du 1er régiment de hussards parachutistes de Tarbes a été tué jeudi 23 juillet matin au Mali, "lors de combats contre les groupes armés terroristes", a annoncé l'Elysée. "Le Président de la République a appris avec une très grande tristesse la mort du hussard parachutiste de 1re classe Tojohasina Razafintsalama", a indiqué le cabinet d'Emmanuel Macron dans un communiqué.

L'Elysée précise que le parachutiste est mort "à la suite du déclenchement d'un engin explosif improvisé au passage de son véhicule blindé". Lors de l'explosion, deux autres soldats constituant l'équipage du véhicule blindé léger, qui était en mission de reconnaissance, ont également été blessés et évacués dans un état grave vers l'hôpital militaire de Gao avant d'être rapatriés dans la soirée, a indiqué l'état-major.  L'accrochage s'est déroulé dans la région de Gossi, à 150 km à l'ouest de Gao.

Après l'attaque, "l'unité au contact a immédiatement engagé le combat. Dans le même temps, deux hélicoptères Tigre, puis un drone Reaper ont été déployés afin d'appuyer les éléments au sol", a indiqué l'état-major des armées.

Le soldat était déployé au Mali depuis neuf jours

Tojohasina Razafintsalama était né le 20 octobre 1994 à Mahazarivo, à Madagascar. Ce célibataire sans enfant s'était engagé avec le 1er régiment de hussards parachutistes de Tarbes en 2018 et avait été déployé au Mali le 14 juillet dernier.

Son décès porte à 43 le nombre de soldats français morts au combat dans les opérations Serval (2013) et Barkhane (depuis 2014), selon l'état-major. Il intervient après celui, début mai, de deux légionnaires de la force française Barkhane au Sahel, qui compte quelque 5 000 soldats. En novembre 2019, la France avait perdu 13 soldats dans un accident entre deux hélicoptères en opération au Mali.

Le président Emmanuel Macron "s'incline avec un profond respect devant le sacrifice de ce militaire, mort dans l'accomplissement de sa mission au service de la France", a indiqué l'Elysée. "Il salue l'engagement, le courage et la détermination de nos militaires déployés au Sahel et leur renouvelle son entière confiance pour le succès de leur mission".