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Militaires morts au Mali : "L'émotion est immense", confie le porte-parole de l'armée

Frédéric Barbry était l'invité de franceinfo après l'accident qui a tué 13 soldats français au Mali. 

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Radio France
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Un militaire devant le portrait des victimes, le 26 novembre 2019.  (JEFF PACHOUD / AFP)

"L'émotion est immense", a déclaré mercredi 27 novembre sur franceinfo Frédéric Barbry, porte-parole de l'état-major des armées, après l'accident qui a causé la mort de 13 militaires français au Mali. "Je voudrais rendre hommage à nos 13 camarades morts pour la France dans une opération de combat extrêmement difficile et je m'incline devant la douleur de leurs familles et de leurs proches", a-t-il ajouté. Une cérémonie d'hommage national aura lieu lundi 2 décembre aux Invalides, a appris franceinfo de source gouvernementale. 

Lui-même ancien pilote d'hélicoptère, Frédéric Barbry a expliqué que ces militaires étaient engagés dans une opération "parmi les plus difficiles". "C'est un théâtre très rugueux, très difficile. Il faut bien comprendre qu'au travers des jumelles de vision nocturne, vous avez des images particulièrement dégradées, il vous faut intellectuellement pouvoir reconstituer le relief, tout en ayant pleine conscience de la mission que vous allez réaliser", a détaillé le porte-parole de l'état-major des armées.

"C'est une guerre que nous gagnerons un jour"

Deux hélicoptères, un Tigre et un Cougar, sont entrés en collision durant une opération de combat, en pleine nuit, contre des jihadistes lundi dans le sud du Mali, causant la mort des 13 soldats français. "A ma connaissance, ces militaires n'avaient pas" été visés par "des tirs", "il s'agissait bien d'un accident", a souligné Frédéric Barbry.

Selon lui, la mort de ces militaires ne remet pas en cause le bien-fondé de l'opération Barkhane. "C'est une guerre que nous gagnerons un jour", a-t-il affirmé. "Globalement, pour l'Europe et plus particulièrement pour la France, notre sécurité dépend de la stabilité en bande sahélo-saharienne (…) C'est tout l'honneur de la France que d'avoir répondu à l'appel en 2013 du président malien pour l'aider à recouvrer la pleine gouvernance sur la totalité de son pays."

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