Explosion d'une mine au Mali : deux autres soldats français sont morts des suites de leurs blessures

Au total, trois militaires ont perdu la vie dans l'explosion d'une mine contre un véhicule blindé de l'armée française.

Des soldats français mobilisés dans l\'opération Barkhane, le 10 mars 2016, à Timbamogoye (Mali).
Des soldats français mobilisés dans l'opération Barkhane, le 10 mars 2016, à Timbamogoye (Mali). (PASCAL GUYOT / AFP)

L'Elysée annonce la mort de deux autres soldats français au Mali, dans un communiqué diffusé mercredi 13 avril. Ils ont perdu la vie des suites de leurs blessures après l'explosion d'une mine contre un véhicule blindé. L'incident "avait déjà tué un de leurs camarades", comme l'indique l'Elysée.

"Le président de la République a appris avec une grande tristesse le décès de deux militaires du 511e régiment du train d'Auxonne [Côte-d'Or], détaille le communiqué. Il salue avec émotion la mémoire de ces deux soldats français morts pour notre pays." François Hollande adresse également ses condoléances aux familles des victimes.

Sept militaires tués depuis le début de l'opération Barkhane

Sept militaires français ont été tués depuis le lancement de l'opération Barkhane, dispositif qui a succédé en août 2014 à l'opération Serval. L'opération mobilise quelque 3 500 militaires en Mauritanie, au Mali, au Niger, au Tchad et au Burkina Faso. Dix soldats avaient été tués lors de l'opération Serval (juillet 2013-juillet 2014).

Le nord du Mali est tombé au printemps 2012 sous la coupe de groupes jihadistes qui ont été en grande partie chassés par une intervention militaire internationale, lancée à l'initiative de la France en 2013, et qui se poursuit actuellement.