Wikileaks dénonce un big brother à l'échelle mondiale

Wikileaks n'est pas mort. Le site internet de Julian Assange refait parler de lui en publiant une série de documents qui pourrait faire trembler les services d'espionnage à l'échelle mondiale. Les documents en question prouveraient que certains gouvernements surveillent leurs propres citoyens.

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On avait laissé Julian Assange aux prises avec la justice dans une affaire de viol présumé, on le retrouve sur son terrain de prédilection, celui de l'information. Lors d'une conférence de presse à Londres, le fondateur du site internet Wikileaks a tout d'abord annoncé avoir repris ses activités. Elles avaient été suspendues en octobre faute de moyens financiers.

Et pour marquer son retour, le site wikileaks publie des centaines de documents provenant de 160 industriels de 25 pays spécialisés dans la surveillance et l'interception des télécommunications. Selon Julian Assange, ces industriels vendraient leurs informations aussi bien aux démocraties qu'aux dictatures. 287 dossiers sont rendus publics qui prouveraient cette surveillance à grande échelle.

Wikileaks ressort le spectre de big brother

Et si les accusations de Julian Assange sont exactes, alors il y a de quoi s'inquièter. En effet, les conversations téléphoniques, les mails seraient écoutés et lus. Et wikileaks de pointer du doigt une entreprise française qui aurait travaillé avec la Libye de Kadhafi. 7 opposants libyens en exil, résidant au Royaume-Uni ou aux Etats-Unis auraient été espionnés. Un cas parmi d'autres selon Julian Assange qui n'a pas précisé s'il fallait relire vite ou non 1984, le célèbre livre de Georges Orwell.