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Le Rwanda retire à l'ambassadeur de France son accréditation aux commémorations du génocide

Le diplomate devait remplacer Christiane Taubira, qui a annulé son déplacement après que le président rwandais Paul Kagame a accusé la France d'avoir participé aux exactions de 1994.

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Les visages de jeunes victimes du génocide rwandais de 1994 exposées au mémorial de Kigali (Rwanda), le 4 avril 2014. (SIMON MAINA / AFP)

La tension monte encore d'un cran dans les relations entre Kigali et Paris. Les autorités rwandaises ont retiré à l'ambassadeur de France au Rwanda son accréditation aux cérémonies de commémoration des 20 ans du génocide, annonce le diplomate, lundi 7 avril.

Michel Flesch affirme avoir été informé dimanche en fin de soirée qu'il ne pourrait pas être présent au stade Amahoro, le plus grand de la capitale, où doivent être lancées les cérémonies officielles lundi matin. "A la question de savoir si je pouvais me rendre dans l'après-midi au mémorial [du génocide], pour y déposer une gerbe, il m'a été répondu non", précise le diplomate.

Les accusations du président rwandais

Ce dernier devait remplacer Christiane Taubira. La garde des Sceaux devait initialement conduire la délégation française, mais son déplacement a été annulé par le ministère des Affaires étrangères français après que le président rwandais a accusé la France d'avoir participé aux exactions de 1994.

Dans une interview parue dimanche dans Jeune Afrique, Paul Kagame dénonce le "rôle direct" de Paris "dans la préparation politique du génocide", et "la participation de [la France] à son exécution même". Des déclarations "en contradiction avec le processus de dialogue et de réconciliation engagé depuis plusieurs années", a répliqué le Quai d'Orsay.

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