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Le journaliste Eric Laurent reconnaît un "accord financier" mais nie tout "chantage" contre le roi du Maroc

L'avocat du journaliste dénonce un "traquenard" et une "manipulation" de la part des autorités marocaines.

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France Télévisions
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Le journaliste Eric Laurent lors d'un débat à Jouy-en-Josas (Yvelines), le 30 août 2006. (PIERRE VERDY / AFP)

Le journaliste Éric Laurent, soupçonné de chantage contre le roi du Maroc, reconnaît samedi 29 août avoir cherché un "accord financier" avec Rabat autour de son livre, "pour des raisons qui tiennent à un contexte personnel difficile". Il réfute toutefois tout chantage ou extorsion de fonds, dénonçant au contraire un "traquenard" et une "manipulation" de Rabat, selon son avocat.

Eric Laurent et Catherine Graciet ont été mis en examen dans la nuit du vendredi 28 au samedi 29 août. pour chantage et extorsion de fonds. Les deux journalistes sont soupçonnés d'avoir exigé trois, puis deux millions d'euros au royaume du Maroc, en échange de l'abandon de leur projet de livre, qui contiendrait des informations compromettantes.

Un "traquenard" pour "piéger les journalistes"

"Rien dans le dossier n'établit (...) que l'un ou l'autre des journalistes aurait initié une discussion de nature financière et pas plus n'aurait exigé un paiement en contrepartie de la renonciation à publier le livre", a estimé l'avocat d'Eric Laurent, William Bourdon.

Il dénonce une "tentative de manipulation de l'opinion publique [qui] n'est que le prolongement d'une première manipulation, soit le traquenard ourdi par Me Naciri, émissaire du roi, pour piéger les journalistes""Un non-lieu sera demandé en temps et en heure", a conclut l'avocat, qui compte également expliquer "comment a été conçu, élaboré ce coup monté, et avec quels appuis".

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