Cet article date de plus de six ans.

LA PHOTO. Le calvaire des «femmes mulets» marocaines à Ceuta

Depuis le début de l’année quatre femmes porteuses sont décédées au poste-frontière de l’enclave espagnole de Ceuta, au Maroc. Elles ont été écrasées par le poids de leur charge portée sur le dos, où piétinées par la foule. On les appelle les «femmes mulets». Elles participent à un trafic de marchandises toléré par les autorités.
Article rédigé par Jacques Deveaux
France Télévisions
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Elles seraient 15.000 à exercer ce «métier» de forçat. Les «femmes mulets» ploient sous une charge de 50 kilos, parfois 80, composée de marchandises hétéroclites: vêtements, produits ménagers, électronique. Seul point commun, ces produits arrivés dans l’enclave espagnole de Ceuta vont en ressortir sans droits de douane, à la seule condition d’être portés… Ils deviennent ainsi, à dos de femmes, effets personnels. Un statut dont ne bénéficie pas le même chargement dans un camion au poste-frontière routier. Une  belle tartufferie qui enrichit des contrebandiers et fait vivre chichement ces femmes. Parfois au péril de leur vie.

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