Ghana : libération de deux étudiantes canadiennes enlevées il y a une semaine

Elles avaient été kidnappées en sortant d'un taxi dans ce pays d'Afrique de l'Ouest jusque-là relativement épargné par les violences.

Les deux étudiantes canadiennes vivaient dans cette maison de Kumasi (Ghana) avant d\'être enlevées le 4 juin.
Les deux étudiantes canadiennes vivaient dans cette maison de Kumasi (Ghana) avant d'être enlevées le 4 juin. (MAHMUD MOHAMMED-NURUDEEN / AFP)

Deux jeunes Canadiennes enlevées il y a une semaine à Kumasi, la deuxième plus grande ville du Ghana, ont été libérées mercredi 12 juin, ont annoncé les autorités ghanéennes. "Les services de sécurité ont mené une opération à l'aube mercredi et ont sauvé avec succès les deux Canadiennes enlevées dans la région Ashanti", a fait savoir dans un communiqué le ministre de l'Informatio, assurant aux "citoyens ghanéens et aux touristes" qu'ils étaient toujours "en sécurité".

Les deux étudiantes, âgées de 19 et 20 ans, ont été kidnappées, vraisemblablement contre rançon, le 4 juin au soir en sortant d'un taxi devant le Royal Golf Club de Kumasi, à environ 250 km au nord d'Accra, la capitale. Une troisième jeune femme qui se trouvait dans le véhicule n'a pas eu le temps de sortir, lorsque ses deux camarades ont été enlevées. La police n'a pas donné leurs noms, mais a précisé qu'elles étaient des volontaires travaillant pour une ONG canadienne.

Plusieurs enlèvements crapuleux ont eu lieu ces derniers mois dans le pays, "un phénomène qui touche nos frères nigérians, mais que nous ne connaissions pas avant", avait regretté fin avril Nana Akufo-Addo président de ce paisible pays d'Afrique de l'Ouest, jusqu'alors épargné par les violences qui agitent ses voisins. Le Ghana n'a connu aucun trouble majeur de sécurité dans son histoire, pourtant au cœur d'une région tourmentée par les guerres civiles, la criminalité rampante et les groupes jihadistes.