Clooney échappe à un tir de roquette au Soudan

L'acteur américain se trouvait sur place pour alerter sur les combats qui se déroulent dans la région du Khordofan du Sud à la suite de la partition du pays en 2011.

George Clooney devant le Council on Foreign Relations, un groupe de réflexion sur la politique étrangère, à New York (Etats-Unis), le 13 mars 2012.
George Clooney devant le Council on Foreign Relations, un groupe de réflexion sur la politique étrangère, à New York (Etats-Unis), le 13 mars 2012. (DON EMMERT / AFP)

George Clooney donne de sa personne pour le Soudan. Après avoir contracté le paludisme lors de son dernier séjour dans le pays en janvier, l'acteur américain a raconté mardi 13 janvier, quelques heures après son retour des monts Nouba, avoir échappé de peu à un tir de roquette.

Les monts Nouba sont situés au Kordofan du Sud, une région qui n'a pas rejoint le Soudan du Sud lors de la partition du Soudan l'an dernier. Des combats s'y déroulent entre l'armée de Khartoum et des rebelles favorables à un rattachement au Soudan du Sud. George Clooney s'implique depuis des mois pour alerter les médias et les responsables politiques sur les violences dans cette zone.

"Ça a fait boum"

Alors qu'il rendait visite à des villageois cachés dans des grottes depuis le début d'une campagne de bombardements aériens des forces armées soudanaises, l'acteur et l'activiste américain pour les droits de l'homme John Prendergast se sont vu demander de se mettre rapidement à l'abri.

L'ex-héros de la série "Urgences" a expliqué qu'ils ne s'étaient pas vraiment pressés, pensant que l'avertissement avait seulement trait à l'arrivée d'un avion Antonov des forces soudanaises. "Mais ce n'était pas un Antonov. C'était une roquette et ça a fait boum. Nous voulions aller dans cette zone et nous y avons été mais nous ne nous attendions pas à des roquettes."

Et George Clooney de dénoncer les "crimes de guerre" des forces armées soudanaises. "Il y a une différence entre deux armées qui combattent et ce que la convention de Genève appelle les crimes de guerre", a-t-il lancé devant le Council on Foreign Relations, un groupe de réflexion sur la politique étrangère.