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Gabon : l'opposant Jean Ping conteste la réélection d'Ali Bongo et saisit la Cour constitutionnelle

Il conteste les résultats de l'élection présidentielle du 27 août remportée par le président sortant Ali Bongo Ondimba.

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France Télévisions
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Jean Ping, à Libreville, le 28 août 2016. (MARCO LONGARI / AFP)

La crise post-électorale n'est toujours pas purgée au Gabon. Jeudi 8 septembre, l'opposant Jean Ping a déposé un recours devant la Cour constitutionnelle du Gabon pour contester les résultats du scrutin qui a vu la réélection d'Ali Bongo, selon un communiqué de son équipe de campagne.

"Jean Ping a déposé au greffe de la Cour constitutionnelle une requête en réformation de la proclamation (...) des résultats de l'élection présidentielle du 27 août 2016 dans la province du Haut-Ogooué", fief familial des Bongo, qui a permis, selon les résultats officiels, la victoire sur le fil du président sortant. Dans cette province, les résultats sont étonnants : près de 100% de taux de participation (99,93%), dont 95% des voix pour Ali Bongo.

L'opposition n'a pas confiance en la Cour

"Une analyse portant sur le nombre de non-votants et des bulletins blancs et nuls révèle une évidente anomalie dans les résultats finaux du Haut-Ogooué", avait indiqué la cheffe de la mission d'observation de l'UE à l'élection, Mariya Gabriel. Le lendemain, le président Bongo avait sèchement répondu que certains observateurs "avaient outrepassé leur mission".

Jean Ping a retardé jusqu'au dernier moment l'annonce publique de son choix de saisir la Cour constitutionnelle. Cette juridiction est décriée par son camp comme étant inféodée à la présidence. "Si nous allons devant la Cour constitutionnelle, nous entrons dans un piège d'où nous ne sortirons plus. Les dés sont totalement pipés, expliquait mercredi soir à des journalistes un proche de Jean Ping, comparant l'institution à "la tour de Pise qui penche toujours du même côté". Mais, reconnaissait-il, "il vaut mieux faire cette saisine-là pour rester jusqu'au bout dans le cadre légal. C'est ce que demandent la France, les Etats-Unis et l'Union européenne", rappelait-il, en espérant "que la pression internationale" pourra jouer en faveur d'un examen équitable des recours.

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