En Ethiopie, les Afars prennent la route du sel

Le sel est la seule ressource dans la région du Danakil, un désert situé à cheval sur l'Ethiopie et l'Erythrée, où la température est la plus chaude de la planète.

Depuis des siècles, les Afars, musulmans sunnites éthiopiens, vivent grâce à la récolte de ce produit.
 
En avril 2013, le photographe Siegfried Modola a suivi leur périple dans ce territoire austère.
 

17 photos illustrent ce propos.

 
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Dernière nuit de repos pour les caravaniers et les dromadaires dans la ville de Berahile située à l'est du pays dans l’Afar, une des neuf régions de l'Ethiopie. La ville est devenue le carrefour de tous les commerces, notamment celui du sel. REUTERS/SIEGFRIED MODOLA
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Un caravanier à la retraite, dont la barbe orange indique qu’il a été le chef lors de ses expéditions, a passé le relais à ses fils comme le veut la tradition afar.   REUTERS/SIEGFRIED MODOLA
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Les caravaniers, qui voyagent obligatoirement en groupe, prennent la route vers le Danakil. A la saison des pluies, de mi-juin à mi-septembre, le convoi peut atteindre jusqu’à 3000 dromadaires. REUTERS/SIEGFRIED MODOLA
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En chemin, les Afars se réapprovisionnent en eau dans le village Hamed Ela, où une source s’est formée grâce à l’infiltration souterraine d’un cours d’eau. La plupart des villages afars sont construits près de l’Awash, une rivière qui prend sa  source dans les plateaux d'Ethiopie. Reuters/Siegfried Modola
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Sur place, le travail, pratiqué à l’aide d’outils rudimentaires et sous un soleil écrasant, est épuisant. Les travailleurs doivent casser le sol en plaques. Les gisements de sel peuvent atteindre des centaines de mètres d'épaisseur. Après avoir entaillé la couche de sel, des pieux servent à soulever le bloc qui sera ensuite transformé en plaque. REUTERS/SIEGFRIED MODOLA
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La dimension et le poids des plaques doivent être à peu près identiques, de dix à douze kilos, pour pouvoir être plus facilement assemblées et transportées. REUTERS/SIEGFRIED MODOLA
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Le chargement est parfaitement installé pour ne pas déséquilibrer les dromadaires qui transportent des charges de 90 à 120 kilos. REUTERS/SIEGFRIED MODOLA
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A quelques kilomètres de la mine de sel se trouve le Dallol, un site volcanique à la géologie unique au monde. Ce cratère est composé d'étendues de sel, de montagnes de soufre et de sources chaudes acides. Le sol et l’air dégagent une chaleur intense. La température de cette région peut atteindre plus de 60 degrés. REUTERS/SIEGFRIED MODOLA
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La présence de nombreux minéraux dans le sol provoque une réaction chimique et donne un caractère irréel à ce paysage maintes fois photographié par les voyageurs. REUTERS/SIEGFRIED MODOLA
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Pour les caravaniers et leurs montures, l’heure du retour a sonné. Ils quittent la dépression de Danakil en suivant toujours la rivière.   REUTERS/SIEGFRIED MODOLA
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A la nuit tombée, le repas est un moment de repos bien mérité pour les bêtes. Elles sont les premières servies, car elles sont le bien le plus précieux des caravaniers. REUTERS/SIEGFRIED MODOLA
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  Après une courte nuit, ils reprennent la route à l’aube pour bénéficier d’une température un peu plus clémente, mais également pour arriver avant la nuit à la ville. Dans le noir, un chameau pourrait trébucher, se blesser et ne plus pouvoir reprendre la marche. REUTERS/SIEGFRIED MODOLA
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Après plusieurs jours de marche, le convoi arrive enfin à bon port. Les plaques de sel sont déchargées… REUTERS/SIEGFRIED MODOLA
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…et embarquées sur des camions qui partiront vers d’autre villes et les pays frontaliers. REUTERS/SIEGFRIED MODOLA
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A Berahile, les transactions sont effectuées entre commerçants et caravaniers. Ces derniers doivent s’acquitter de plusieurs taxes selon le nombre de dromadaires qu’ils possèdent. Ceux qui ne font pas partie du peuple afar payent plus cher. REUTERS/SIEGFRIED MODOLA
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Un nouvel  entrepôt a été construit dans la ville. La grande partie de son économie tourne autour du commerce du sel. REUTERS/SIEGFRIED MODOLA
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Empaquetées, les plaques sont vendues au grand marché de Mekele, capitale de la région du Tigré, au nord de l'Ethiopie. REUTERS/SIEGFRIED MODOLA