VIDEO. Jacques Chirac et l'écologie : "Notre maison brûle"

Le président français avait lancé cette formule choc à la tribune du Sommet mondial du développement durable à Johannesburg, en Afrique du Sud, le 2 septembre 2002. Trois mots qui sont restés célèbres.

Le président Jacques Chirac au sommet mondial du développement durable de Johannesburg, le 2 septembre 2002.
Le président Jacques Chirac au sommet mondial du développement durable de Johannesburg, le 2 septembre 2002. (PATRICK KOVARIK / AFP)
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"Notre maison brûle." Ces trois mots prononcés par Jacques Chirac à la tribune du Sommet mondial du développement durable à Johannesburg, le 2 septembre 2002, avaient frappé les esprits à une époque où la sauvegarde de la planète était loin d'être entrée dans les préoccupations des grands de ce monde. Accompagné de Nicolas Hulot, auréolé par le succès de son émission Ushuaïa et conscience "verte" du pouvoir, le président français avait complété sa formule par : "Et nous regardons ailleurs."

Sensibiliser l'opinion

Selon les commentateurs de l'époque, si le but de la déclaration du chef de l'Etat était de sensibiliser l'opinion, à un moment où le concept de réchauffement climatique ne dépassait pas le cercle des spécialistes, il avait été atteint. Mais, avaient aussi noté les observateurs, si l'objectif était d'éteindre l'incendie de "la maison", les moyens n'avaient pas été annoncés, loin de là.

La preuve, aujourd'hui encore, la phrase sonne juste. Trop de pays restent réticents à faire des efforts efficaces. Dans son discours, le président français avait aussi prévenu : "Nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas !"