LA PHOTO. Zanzibar: les algues disparaissent et menacent l’autonomie des femmes

A Zanzibar, au large des côtes tanzaniennes, les femmes ont moins d'emplois, de salaires et de pouvoir décisionnel que les hommes. Mais à la fin des années 80, les Philippines importent sur l’île des algues et les femmes s’approprient cette culture. Elles gagnent ainsi argent et indépendance. Si aujourd’hui leur statut au sein de la société a changé, il est menacé par… le changement climatique.

A Zanzibar, 30 millions de tonnes d’algues sont produites chaque année et cette industrie emploie près de 24.000 personnes, précise «The Christian Science Monitor». Beaucoup de femmes se regroupent pour avoir plus de pouvoir et négocier plus facilement les prix. Elles créent des entreprises à forte valeur ajoutée où sont vendus poudres, savons, crèmes ou bonbons à base d’algues. Mais le changement climatique qui entraîne une hausse des températures des eaux depuis une trentaine d’années, détruit cet organisme. Les femmes se retrouvent ainsi doublement impactées car leurs entreprises en péril remettent en cause leur indépendance et leur statut au sein de la communauté. Lors de la conférence sur le climat (COP 23) à Bonn, en novembre 2017, les Nations Unies ont adopté un «Plan d\'action pour le genre» pour «reconnaître le rôle des femmes dans l\'action climatique». A l’égal des hommes, elles doivent pouvoir peser de tout leur poids dans les décisions concernant des projets destinés à répondre aux effets du changement climatique.
A Zanzibar, 30 millions de tonnes d’algues sont produites chaque année et cette industrie emploie près de 24.000 personnes, précise «The Christian Science Monitor». Beaucoup de femmes se regroupent pour avoir plus de pouvoir et négocier plus facilement les prix. Elles créent des entreprises à forte valeur ajoutée où sont vendus poudres, savons, crèmes ou bonbons à base d’algues. Mais le changement climatique qui entraîne une hausse des températures des eaux depuis une trentaine d’années, détruit cet organisme. Les femmes se retrouvent ainsi doublement impactées car leurs entreprises en péril remettent en cause leur indépendance et leur statut au sein de la communauté. Lors de la conférence sur le climat (COP 23) à Bonn, en novembre 2017, les Nations Unies ont adopté un «Plan d'action pour le genre» pour «reconnaître le rôle des femmes dans l'action climatique». A l’égal des hommes, elles doivent pouvoir peser de tout leur poids dans les décisions concernant des projets destinés à répondre aux effets du changement climatique. (SERGI REBOREDO / PICTURE ALLIANCE / DPA / AFP)
Ramassage d’algues à marée basse. A Zanzibar, 30 millions de tonnes d’algues sont produites chaque année et cette industrie emploie près de 24.000 personnes, précise «The Christian Science Monitor». Beaucoup de femmes se regroupent pour avoir plus de pouvoir et négocier plus facilement les prix. Elles créent des entreprises à forte valeur ajoutée où sont vendus poudres, savons, crèmes ou bonbons à base d’algues. Mais le changement climatique qui entraîne une hausse des températures des eaux depuis une trentaine d’années, détruit cet organisme. Les femmes se retrouvent ainsi doublement impactées car leurs entreprises en péril remettent en cause leur indépendance et leur statut au sein de la communauté. Lors de la conférence sur le climat (COP 23) à Bonn, en novembre 2017, les Nations Unies ont adopté un «Plan d'action pour le genre» pour «reconnaître le rôle des femmes dans l'action climatique». A l’égal des hommes, elles doivent pouvoir peser de tout leur poids dans les décisions concernant des projets destinés à répondre aux effets du changement climatique.