Au Maroc, avec la montée des températures, Rabat ou Essaouira pourraient avoir les pieds dans l'eau

Le niveau des océans a augmenté 2,5 fois plus vite au début du XXIe siècle qu’au XXe et va continuer de s'accroître, selon le Giec. Résultat, des pans entiers du littoral marocain pourraient se retrouver sous les eaux.

La ville d\'Essaouira au Maroc : montée des eaux en cas de hausse de 2° des températures moyennes sur terre (selon les projections de climatcentral).
La ville d'Essaouira au Maroc : montée des eaux en cas de hausse de 2° des températures moyennes sur terre (selon les projections de climatcentral). (climatecentral.org)

L'Afrique n'est évidemment pas absente des pays qui pourraient être victimes du phénomène de montée des eaux en raison du réchauffement climatique. Nous avons déjà vu que des villes millionnaires en habitants pourraient être touchées. Concrètement, un pays comme le Maroc serait touché par le réchauffement climatique et la montée des eaux. Le site de l'organisation Climate Central a tenté de modéliser les conséquences de la montée des océans. Sur les côtes marocaines, l'effet pourrait être redoutable.

"Plusieurs villes côtières marocaines du littoral méditerranéen et atlantique pourraient complètement disparaître dans les trente années à venir en raison de la montée du niveau de la mer conséquente au réchauffement climatique", alertait récemment le média en ligne marocain Le360. Le site en ligne marocain Medias24 fait un résumé de ces études : "Les villes ou les régions qui seront presque totalement englouties sont Dakhla, Tarfaya, Martil, Fnideq, Mdiq. Les villes de Laâyoune, Agadir, Essaouira, El Jadida, Casablanca, Mohammedia, Rabat, Kenitra, Larache, Tanger, Saïdia, perdront une bonne partie de leurs quartiers."

Nous avons sélectionnés trois captures d'écran à partir des cartes réalisées par ClimateCentral sur la ville de Rabat, la capitale marocaine, en montrant la situation actuelle et ce que pourrait provoquer une hausse des températures de deux, puis quatre degrés.

Image de la capitale Rabat. Il s\'agit d\'une vue de Rabat avant toute hausse de température globale de la terre. (source climatecentral.org)
Image de la capitale Rabat. Il s'agit d'une vue de Rabat avant toute hausse de température globale de la terre. (source climatecentral.org) (climatecentral.org)

(Image de Rabat aujourd'hui)

Vue de la capitale marocaine Rabat en cas de hausse des températures sur la terre de deux degrés (on voit la progression de la zone recouverte par les entrées maritimes) (source : climatecentral.org)
Vue de la capitale marocaine Rabat en cas de hausse des températures sur la terre de deux degrés (on voit la progression de la zone recouverte par les entrées maritimes) (source : climatecentral.org) (climatecentral.org)

(Image de Rabat en cas de hausse des températures de 2 degrés)

Vue de la capitale marocaine Rabat en cas de hausse des températures sur la terre de quatre degrés (on voit la progression de la zone recouverte par les entrées maritimes) (source : climatecentral.org)
Vue de la capitale marocaine Rabat en cas de hausse des températures sur la terre de quatre degrés (on voit la progression de la zone recouverte par les entrées maritimes) (source : climatecentral.org) (climatecentral.org)

(Image de Rabat en cas de hausse des températures de 4 degrés).

La côte méditerranéenne touchée aussi

Comme le précise Medias24, ce phénomène ne touche pas que la côte atlantique du Maroc. Le littoral méditerranéen serait aussi profondément impacté : "Sur la côte méditerranéenne aussi, la montée annoncée des eaux provoquera son lot de dégâts. Martil, Fnideq, Mdiq seront totalement envahies par la mer Méditerranée. Les trois sites n’existent plus sur la carte", écrit Medias24 qui ajoute que "la baie d’Hoceima sera engloutie".

Le Maroc affirme être conscient du changement climatique. "Assurément, la dégradation de notre environnement est un fait avéré. Elle constitue ainsi une menace que nous nous devons d’affronter", a indiqué le roi du Maroc à la veille d'un sommet africain sur le climat.