Egypte : des anomalies thermiques soulèvent un nouveau mystère dans la pyramide de Khéops

Ces premiers résultats d'analyses thermiques effectuées dans le cadre de la mission ScanPyramids, ouvrent la voie à une multitude d'interprétations, dont la présence d'une chambre secrète dans la pyramide de Khéops. 

Les pyramides de Gizeh au Caire (Egypte), le 5 mai 2009.
Les pyramides de Gizeh au Caire (Egypte), le 5 mai 2009. (JACQUES SIERPINSKI / HEMIS.FR)

Ils cherchaient des réponses, ils se posent désormais encore plus de questions. Les scientifiques égyptiens, français, japonais et canadiens qui mènent depuis le 25 octobre le projet ScanPyamids, visant à scanner ces monuments afin de comprendre comment ils ont été construits, ont découvert des "anomalies thermiques" sur quatre pyramides, dont celle de Khéops, a annoncé lundi 9 novembre le ministre égyptien des Antiquités, Mahmoud Eldamaty.

Ces premiers résultats des analyses thermiques effectuées depuis le lancement de la mission ouvrent la voie à une multitude d'interprétations."Cela fait des milliers d'années qu'on les regarde en se disant qu'on les connaît, mais finalement, quatre mille ans plus tard, on se rend compte du contraire", s'est étonné Robert Voûte, un ingénieur néerlandais proche de la mission.

L'existence d'une chambre secrète ?

L'une de ces anomalies thermiques "est particulièrement impressionnante", selon un communiqué de presse de la mission. "Elle se situe sur la face est de la pyramide de Khéops, au niveau du sol." Concrètement, quelques blocs de pierre présentent jusqu'à 6 degrés d'écart avec les blocs voisins. Les raisons de l'anomalie thermique demeurent encore inconnues, mais cette dernière pourrait indiquer l'existence d'une chambre secrète.

Ce projet, qui doit durer jusqu'à la fin 2016, est une nouvelle tentative pour éclaircir le secret entourant la construction des pyramides. "Khéops va nous livrer aujourd'hui l'un de ses secrets", avait déclaré enthousiaste le ministre des Antiquités. 

"Nous avançons avec humilité sans promettre de résoudre ce mystère mais de faire progresser la connaissance", a nuancé Mehdi Tayoubi, fondateur de l'institut français HIP (Héritage, Innovation, Préservation) qui participe au projet. "J'espère que cela donnera envie à d'autres ingénieurs de rejoindre l'aventure", a-t-il ajouté.