LA PHOTO. Des milliers de Sud-Africains remontés contre le «salaire d'esclave»

«Vingt rands de l'heure (1,30 euro), c'est une honte», scandaient plus de 10.000 manifestants, en cortèges dans tout le pays, le 25 avril 2018. Tous unis contre l'introduction, le 1er mai, d'un salaire minimum inédit dans la patrie de Mandela. Avec ce revenu, le nouveau président sud-africain Cyril Ramaphosa veut faire de la relance l'une des priorités de la première économie africaine.

Les grévistes, qui ont défilé dans plusieurs villes du pays dont Johannesburg, la plus grande, Le Cap (sud-ouest), Durban (nord-est) et Port Elizabeth (sud), ont répondu à l\'appel de la deuxième fédération syndicale du pays, la Saftu, à laquelle s\'est associé le parti de la gauche radicale des Combattants pour la liberté économique (EFF). En revanche, la plus grande centrale syndicale sud-africaine, la Cosatu, alliée du gouvernement, n\'a pas appelé à la mobilisation, estimant que près de la moitié des travailleurs (47%) allaient profiter de l\'introduction d\'un salaire minimum, alors que le taux de chômage frôle les 28%. Ce à quoi les contestataires rétorquent: «On demande un salaire pour vivre, pas un salaire minimum». Vaste débat. Près d\'un quart de siècle après la fin officielle du régime ségrégationniste blanc, les inégalités économiques entre les deux communautés restent criantes en Afrique du Sud. Le salaire mensuel médian est de 10.000 rands (663 euros) parmi la minorité blanche et de 2.800 rands (186 euros) parmi la majorité noire, selon l\'Institut sud-africain des relations raciales.
Les grévistes, qui ont défilé dans plusieurs villes du pays dont Johannesburg, la plus grande, Le Cap (sud-ouest), Durban (nord-est) et Port Elizabeth (sud), ont répondu à l'appel de la deuxième fédération syndicale du pays, la Saftu, à laquelle s'est associé le parti de la gauche radicale des Combattants pour la liberté économique (EFF). En revanche, la plus grande centrale syndicale sud-africaine, la Cosatu, alliée du gouvernement, n'a pas appelé à la mobilisation, estimant que près de la moitié des travailleurs (47%) allaient profiter de l'introduction d'un salaire minimum, alors que le taux de chômage frôle les 28%. Ce à quoi les contestataires rétorquent: «On demande un salaire pour vivre, pas un salaire minimum». Vaste débat. Près d'un quart de siècle après la fin officielle du régime ségrégationniste blanc, les inégalités économiques entre les deux communautés restent criantes en Afrique du Sud. Le salaire mensuel médian est de 10.000 rands (663 euros) parmi la minorité blanche et de 2.800 rands (186 euros) parmi la majorité noire, selon l'Institut sud-africain des relations raciales. (Rogan WARD / REUTERS)
A Durban, les billets de «la honte» (20 rands) sont brandis par les manifestants Les grévistes, qui ont défilé dans plusieurs villes du pays dont Johannesburg, la plus grande, Le Cap (sud-ouest), Durban (nord-est) et Port Elizabeth (sud), ont répondu à l'appel de la deuxième fédération syndicale du pays, la Saftu, à laquelle s'est associé le parti de la gauche radicale des Combattants pour la liberté économique (EFF). En revanche, la plus grande centrale syndicale sud-africaine, la Cosatu, alliée du gouvernement, n'a pas appelé à la mobilisation, estimant que près de la moitié des travailleurs (47%) allaient profiter de l'introduction d'un salaire minimum, alors que le taux de chômage frôle les 28%. Ce à quoi les contestataires rétorquent: «On demande un salaire pour vivre, pas un salaire minimum». Vaste débat. Près d'un quart de siècle après la fin officielle du régime ségrégationniste blanc, les inégalités économiques entre les deux communautés restent criantes en Afrique du Sud. Le salaire mensuel médian est de 10.000 rands (663 euros) parmi la minorité blanche et de 2.800 rands (186 euros) parmi la majorité noire, selon l'Institut sud-africain des relations raciales.