DIRECT. Présidentielle au Gabon : entre 800 et 1100 arrestations après les heurts qui ont suivi l'annonce des résultats

Le président sortant, Ali Bongo, a été déclaré vainqueur d'un scrutin très serré, mais son rival conteste les résultats.

Un homme pénètre dans un magasin pillé à Libreville lors des émeutes consécutives à la proclamation des résultats de l\'élection présidentielle au Gabon, jeudi 1er septembre 2016.
Un homme pénètre dans un magasin pillé à Libreville lors des émeutes consécutives à la proclamation des résultats de l'élection présidentielle au Gabon, jeudi 1er septembre 2016. (MARCO LONGARI / AFP)
Ce qu'il faut savoir

La situation est tendue au Gabon après la proclamation des résultats officiels provisoires de l'élection présidentielle, mercredi 31 août. Le président sortant, Ali Bongo, est déclaré vainqueur. Mais son rival, Jean Ping, conteste les résultats. Ses partisans se sont opposés aux forces de l'ordre dans la capitale Libreville. L'Assemblée nationale a été incendiée dans la nuit de mercredi à jeudi. Suivez la situation en direct. 

Jean Ping conteste. "Nous demandons de compter les voix, procès-verbal par procès-verbal, bureau par bureau, sous la supervision des observateurs internationaux, parce que la défaite de l'État est si grande, que tout le monde sait que j'ai gagné", indique à franceinfo le principal adversaire d'Ali Bongo. 

Au moins 800 arrestations. Le ministre gabonais de l'Intérieur Pacome Moubelet Boubeya a fait état de 800 à 1 100 arrestations : entre 600 et 800 à Libreville et 200 à 300 dans le reste du pays. Certains manifestants ont utilisé des grenades et des fusils d'assaut AK-47 ont été saisis.

Une cellule de crise ouverte à Paris. Le ministère des Affaires étrangères français a décidé d'ouvrir une celulle de crise pour répondre aux expatriés ainsi qu'à leurs familles. Elle est joignable au 01 43 17 55 95. 

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #GABON

20h46 : Après la France et les Etats-Unis, c'est au tour des Nations unies de demander "une vérification transparente" des résultats de la présidentielle. Son secrétaire général, Ban Ki-moon demande aux autorités de "régler rapidement, de façon transparente et juste, tous les griefs découlant de l'élection".

16h39 : "La démocratie s'accorde mal des succès autoproclamés, des groupuscules formés à la destruction. La démocratie s'accommode mal de la prise d'assaut d'un parlement et de la télévision nationale."

Le président sortant a fait une courte déclaration à la presse au palais présidentiel.

16h44 : Un millier d'interpellations ont eu lieu dans tout le pays depuis mercredi soir, selon le ministre de l'Intérieur.

15h30 : François Hollande appelle à l'"apaisement" et demande la "transparence" sur le scrutin.

13h47 : Le ministère des Affaires étrangères a ouvert, ce matin, une cellule de crise au Gabon. Il s'agit, selon le porte-parole du Quai d'Orsay, de répondre à l'inquiétude des 10 000 ressortissants français, qu'ils soient résidents ou de passage.

13h05 : Plus de 200 pillards ont été arrêtés, selon le chef de la police nationale.

13h00 : Après l'annonce de la réélection du président Ali Bongo, son opposant, Jean Ping, qui revendique lui aussi la victoire, a contesté sur franceinfo des résultats "tellement grossiers" qu'ils en sont "inimaginables".

 Jean Ping en conférence de presse à Libreville le 29 août 2016

(MARCO LONGARI / AFP)

11h35 : Bonjour @pseudo. Le Gabon est entré en crise après la proclamation de la victoire à l'élection présidentielle, hier, du président sortant Ali Bongo, devant son rival Jean Ping. Ce dernier annonce deux morts après l'assaut mené par les forces du gouvernement sur son QG. Pour en savoir plus, consultez notre article qui résume ce que l'on sait sur la situation. Et bonne rentrée à vous aussi !

08h51 : #Gabon Paris exprime sa "vive préoccupation" sur la situation au Gabon et appelle les deux parties à "la plus grande retenue", annonce le Quai d'Orsay.

07h42 : "Il y a deux morts et plusieurs blessés de source sûre", affirme Jean Ping, le candidat d'opposition battu à la présidentielle, en évoquant un premier bilan de l'assaut des forces de sécurité gabonaises contre son QG, à Libreville. Un journaliste de RFI donne des précisions sur la situation compliquée dans la capitale gabonaise.

07h25 : L'opposant gabonais Jean Ping annonce à l'AFP deux morts et plusieurs blessés après l'assaut contre son QG.

07h36 : Au moins six personnes ont été admises à la polyclinique Chambrier, à Libreville, pour des blessures par balles, ont constaté des journalistes de l'AFP. Plusieurs d'entre elles ont indiqué avoir été blessées par les forces de l'ordre près de l'Assemblée incendiée.

06h17 : De son côté, le porte-parole du gouvernement, affirme que l'assaut vise des "criminels" qui ont incendié l'Assemblée nationale dans l'après-midi. "Des personnes armées qui ont incendié le siège de l'Assemblée nationale se sont repliées au QG de Jean Ping en même temps que des centaines de pilleurs et de casseurs", a-t-il déclaré.

06h16 : La nuit a été très mouvementée au Gabon. Les forces de sécurité à Libreville ont pris d'assaut le QG de Jean Ping. "Ils ont attaqué vers 1 heure (2 heures heure de Paris). C'est la garde républicaine. Ils ont bombardé par hélicoptères puis ils ont attaqué au sol. Il y a 19 blessés dont certains très graves", affirme l'opposant gabonais. Mais lui-même n'était pas sur les lieux.

23h57 : Dans une déclaration publiée sur Twitter, Jean Ping, candidat malheureux à la présidentielle, demande "solennellement à la CENAP de procéder au comptage des résultats bureau de vote par bureau de vote".

22h50 : Après la France, c'est au tour des Etats-Unis de demander la publication des résultats bureau de vote par bureau de vote. "Cela permettrait aux Gabonais et à la communauté internationalité de s'assurer que les résultats sont exacts", indique le Département d'Etat dans un communiqué (en anglais).

21h10 : Sur Twitter, l'opposant malheureux d'Ali Bongo, Jean Ping, appelle la communauté internationale à "vite réagir".

21h59 : Voici une photo de l'incendie de l'Assemblée nationale. "Tout le bâtiment est en train de prendre feu", a indiqué un témoin à l'AFP.



(MARCO LONGARI / AFP)

21h00 : Avant l'incendie de l'Assemblée nationale, de violents affrontements avaient déjà opposé les forces de l'ordre aux manifestants anti-Bongo.



(FRANCE 2)

20h27 : Des manifestants incendient l'Assemblée nationale à Libreville.

20h18 : Le président gabonais a fait cette déclaration lors de son premier discours après l'annonce des résultats. Il a félicité "le peuple gabonais qui a voté dans la paix et dans la transparence".

20h10 : #Gabon Réélu, Ali Bongo se félicite d'une élection "exemplaire", "dans la paix et la transparence".