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Les journalistes français soupçonnés d'avoir fait chanter le roi du Maroc mis en examen

Eric Laurent et Catherine Graciet avaient été déférés devant la justice, vendredi.

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France Télévisions
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Le roi du Maroc Mohammed VI à Rabat le 31 juillet 2015.  ( SIPA)

Les deux journalistes français Eric Laurent et Catherine Graciet, soupçonnés d'avoir fait chanter le roi du Maroc, ont été mis en examen, indique une source judiciaire samedi 29 août. Ils sont poursuivis pour "chantage" et "extorsion de fonds" sur Mohammed VI et avaient été déférés devant la justice vendredi. Ils sont soupçonnés d'avoir demandé 3 millions d'euros en échange de la non publication d'un livre à charge. Ils ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire, selon la même source.

L'affaire a été révélée peu après l'arrestation des deux journalistes, qui venaient de se faire remettre de l'argent lors d'un rendez-vous organisé à Paris avec un représentant du Maroc. Un "deal financier" a bien eu lieu entre le Maroc et les deux journalistes français, indique Eric Moutet, avocat de la journaliste Catherine Graciet. Mais il rappelle que "le contexte du dossier est très troublant : le royaume marocain a des comptes évidents à solder avec Catherine Graciet et un nouveau livre sur l'entourage du roi est en préparation au moment où le deal financier se met en place".

La défense parle de "stratagème"

Selon Eric Dupond-Moretti, l'un des avocats du Maroc, Eric Laurent avait contacté le palais royal le 23 juillet dernier pour annoncer la rédaction d'un livre et demander "des choses importantes". Lors du rendez-vous avec le représentant du Maroc, "Eric Laurent dit 'écoutez, je prépare un livre avec Mme Graciet, co-auteure, et moyennant trois millions d'euros, il n'y a pas de polémique, on retire notre bouquin'", a affirmé Eric Dupond-Moretti sur RTL. 

Face à ces accusations, l'avocat Eric Moutet répond que le Maroc a mis en place"une logique de stratagème"et que "c'est précisément l'avocat mandaté par le roi qui piège les journalistes par des enregistrements sauvages".

 

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